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12/06/2013 06:07 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

PLQ : Philippe Couillard fait son propre bilan

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a dressé mercredi un bilan positif du travail accompli depuis son élection le 17 mars. « On n'a pas chômé », a-t-il déclaré, en faisant allusion à la tournée régionale qu'il a entreprise depuis trois mois ainsi qu'aux bouleversements internes que connaît son parti.

« On a en cours un changement très important dans le parti, un changement dans nos façons de faire », a expliqué M. Couillard. Le chef du PLQ faisait sans doute allusion au « tournant » qu'il veut voir son parti prendre, notamment concernant son financement et son organisation interne.

« Le renouvellement de notre parti, il a débuté, [et] il va se poursuivre par l'intermédiaire de groupes comportant des parlementaires et des membres du parti », assure M. Couillard, qui a rappelé les nouvelles nominations au sein de son équipe depuis le 17 mars 2013, dont celle de Marie-Ève Ringuette à titre de directrice générale.

Outre la modernisation des relations du PLQ avec ses militants, M. Couillard semble vouloir prioriser le dialogue avec les régions. Il a d'ailleurs souligné la création d'un caucus des régions, coprésidé par le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D'Amour, et la députée de Bellechasse, Dominique Vien, en plus d'indiquer que des colloques régionaux auront lieu à l'automne.

Tout juste de retour d'une tournée au Québec, le chef dit vouloir continuer à parcourir les routes régionales jusqu'en septembre.

En attendant, la saison estivale sera surtout consacrée à la préparation du congrès de l'aile jeunesse en août, du programme politique et du premier conseil général de M. Couillard à titre de chef, le 15 juin. Ce dernier y voit d'ailleurs une occasion d'entamer un débat sur l'identité et les valeurs libérales.

Le chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, déposera lui aussi un bilan législatif vendredi. Comme M. Couillard sera à la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain ce jour-là, il a préféré déposer le sien mercredi.

D'ailleurs, pour M. Couillard, l'heure était au bilan, mais également aux critiques. Il a profité de son allocution pour attaquer le début de mandat du gouvernement.

« Lorsque ce parti [le Parti québécois] est dans l'opposition, il développe un discours de protection des services publics. Mais finalement, c'est une social-démocratie progressive de façade. Pourquoi? Parce que quand on ne génère pas la richesse, on n'est pas capable de financer les services publics », juge M. Couillard.

Il prétend faire écho à ce qu'il a entendu durant sa tournée régionale, les gens se montrant très préoccupés par la situation économique du Québec, selon lui.

Couillard défend ses prédécesseurs

Par ailleurs, M. Couillard a dû se défendre des conclusions d'un rapport de la firme Secor-KPMG, qui estime que la moitié des extras dans les contrats au ministère des Transports auraient pu être évités.

Selon des données sur le ministère des Transports (MTQ), 68 contrats ont connu des dépassements de coûts de 10 % et plus en 2009. En 2012, ce nombre est passé à 159 contrats, toujours sous la gouverne des libéraux.

Selon M. Couillard, ces dépassements s'expliquent par l'augmentation de la quantité de contrats.

« Je note qu'à cette période, il y avait beaucoup de travaux d'infrastructures par rapport à la période actuelle où il y a des compressions en investissements d'infrastructures. Je pense que ça doit être pris en considération », a-t-il argumenté.

Selon lui, le gouvernement péquiste aurait déjà autorisé durant les derniers mois des dépassements de coûts au MTQ équivalant à la moyenne des neuf dernières années.

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