DIVERTISSEMENT
12/06/2013 05:12 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:13 EDT

Le grand atelier : le MNBAQ poursuit sa relation d'amour avec Pellan (PHOTOS)

courtoisie

Québec – Une grande fébrilité règne dans les coulisses du Musée national des beaux-arts du Québec puisque s’ouvre aujourd’hui la grande exposition « Alfred Pellan. Le grand atelier ».

En effet, on célèbrera tout l’été et jusqu’au 15 septembre l’univers foisonnant d’Alfred Pellan avec cette exposition, la plus importante consacrée à l’artiste originaire de Québec depuis 20 ans, et qui prend place dans une mise en espace surprenante à l’image de l’homme dont l’imagination est légendaire et qui plonge le visiteur dans l’esprit créatif de l’artiste tout comme dans son intimité.

Tout au long de sa prolifique carrière, Alfred Pellan (1906-1988) a exploré quantité de formes, de techniques et de matières, témoignant ainsi d’un besoin quasi vital de créer.

«Cette soif de création et cette curiosité insatiable imprègnent l’exposition, qui réunit des pièces peu connues, puisées en grande partie dans l’important fonds d’atelier de l’artiste récemment consenti au Musée national des beaux-arts du Québec par Madeleine Poliseno Pelland, sa femme bien-aimée décédée en 2010», précise la directrice générale du Musée, Line Ouellet.

«Les peintures que vous verrez mais aussi les esquisses, dessins, sculptures, photomontages, objets et archives personnelles, triées parmi plus de 1150 œuvres d’arts et des milliers de documents, permettent d’entrevoir de nouvelles perspectives sur les sources d’inspiration, les forces créatrices et les méthodes de travail de l’artiste. Un peu comme si nous visitions sa maison-atelier de Sainte-Rose sur l’Île-Jésus, aujourd’hui Laval. C’est plus qu’une expo, c’est une expérience à laquelle nous convions les Québécois» ajoute-t-elle avec enthousiasme.

Le texte continue sous la galerie de photos.

Alfred Pellan au Musée national des beaux-arts du Québec

Une relation d'amour entre Pellan et Québec

De ses premiers tableaux à ses ultimes créations, c’est avec beaucoup d’audace et une parfaite maîtrise qu’Alfred Pellan a puisé dans les grands courants de la peinture moderne – cubisme, fauvisme, surréalisme –pour construire son propre langage plastique. Line Ouellet et son équipe étaient donc très fières de présenter le fruit de leur travail: Il faut comprendre que cet artiste protéiforme, dont le Musée possède la plus importante collection d’œuvres, compte parmi les principaux acteurs de l’avènement de la modernité au Canada et demeure une figure emblématique de l’art québécois du XXe siècle. Québec entretient une belle relation d’amour avec lui.

L’envers du décor

Ainsi le visiteur pourra observer un Pellan plus «libre» que jamais avec la présentation de travaux préparatoires inédits qu’il sera possible de mettre en relation avec certaines des œuvres les plus marquantes de Pellan ainsi que de nombreuses interventions sur des documents ou des objets divers, de même que plusieurs pièces d’archives.

Autre singularité de l’exposition : elle intègre un espace participatif et aborde différents thèmes qui plongent le visiteur dans l’univers singulier et poétique d’Alfred Pellan et constituent autant d’occasions de se laisser toucher, séduire et amuser par la fantaisie et la créativité́ de cet artiste. Par exemple, l'oeuvre Citrons ultra-violets (huile sur toile, 1947) peut être regardé dans le noir tous les mercredis soir. En fait c'est à une véritable fête autour de Pellan à laquelle nous sommes conviés puisqu'une riche programmation culturelle se déroulera tout au long de l’été et devrait bien compléter l’exposition.

Ainsi la famille pourra participer à des ateliers (il y a même un coin pour expérimenter un photomaton avec les enfants), plusieurs conférences autour du thème Pellan seront données sans compter des activités spéciales en cours de route.