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12/06/2013 10:49 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Football: le Québec appelle au dialogue, mais interdit toujours le turban

La Fédération québécoise de football, suspendue par l'Association canadienne de football pour avoir interdit le port du turban par les joueurs, a appelé mercredi au dialogue tout en maintenant son interdiction de couvre-chef religieux.

Le conseil d'administration de la fédération, réuni d'urgence mardi soir, a décidé de "tout tenter afin de rétablir le dialogue" avec l'Association canadienne, indique un communiqué laconique.

Pour faciliter la discussion, la fédération se refuse à commenter la situation. Elle espère "un règlement le plus rapide possible pour sortir de cette impasse", sans pour autant s'imposer formellement "quelque délai que ce soit pour y parvenir".

Ainsi, il n'a pas été possible d'obtenir des précisions sur les conséquences pratiques de la suspension décidée par l'Association canadienne, autrement dit sur l'interdiction potentielle de certaines rencontres ou de la participation d'arbitres québécois à des matchs entre équipes de différentes provinces.

L'Association régionale de football de l'Outaouais (ARSO), une région québécoise proche de l'Ontario, craint de voir ses joueurs interdits de rencontres dans la province voisine.

Mais une rencontre prévue le 22 juin à Montréal dans le cadre de la Coupe Danone des Nations, entre les équipes de jeunes de 10 à 12 ans de l'est et de l'ouest du Canada, ne devrait pas être affectée, ont assuré à l'AFP ses organisateurs, en soulignant que l'organisation de l'événement n'est pas liée à la fédération québécoise.

Le Québec est l'unique province canadienne à interdire le turban, porté notamment par les sikhs.

La décision de l'Association canadienne a ajouté aux tensions entre le gouvernement indépendantiste québécois et le gouvernement fédéral d'Ottawa.

La Première ministre du Québec, Pauline Marois, dont le gouvernement espère faire adopter une "charte des valeurs québécoises" fondée sur la laïcité et l'égalité entre les hommes et les femmes, a pris la défense de la fédération provinciale et affirmé que celle-ci était "autonome" et non "assujettie à l'Association canadienne".

via/sab/sam

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