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12/06/2013 03:29 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

«Des dizaines» d'actes terroristes déjoués par la surveillance, selon la NSA

Getty
UNITED STATES - MARCH 12: Army Gen. Keith Alexander, commander of the U.S. Cyber Command, testifies before a Senate Armed Services Committee hearing in Dirksen Building on the 'U.S. Strategic Command and U.S. Cyber Command in review of the Defense Authorization Request for FY2014 and the Future Years Defense Program.' (Photo By Tom Williams/CQ Roll Call)

Les programmes de surveillance électronique et téléphonique de l'Agence de sécurité nationale (NSA) américaine ont contribué à empêcher "des dizaines d'actes terroristes", a affirmé mercredi le directeur de l'Agence, le général Keith Alexander.

"Il s'agit de dizaines d'actes terroristes que (ces programmes) ont contribué à empêcher (...) ici et à l'étranger", a-t-il déclaré lors d'une audition au Sénat américain, en précisant qu'il espérait rendre public le chiffre exact d'ici une semaine.

"C'est mon intention, je pousse pour y parvenir, peut-être plus tôt", a-t-il dit. "Je veux que les Américains sachent que nous sommes transparents".

Selon l'espion en chef des Etats-Unis, le programme d'interception des communications d'internet baptisé PRISM a notamment joué un rôle crucial pour déjouer le projet d'attentat du métro de New York, en 2009, par le jeune Afghan Najibullah Zazi.

"Non seulement il a été crucial, mais c'est grâce à lui que nous développé la piste. C'est lui qui nous a permis de savoir ce qu'il se passait", a-t-il justifié, en évoquant l'article 702 d'une loi votée en 2008 par le Congrès et qui encadre la surveillance d'internet.

Le patron de la NSA a fermement défendu ses programmes en rappelant qu'ils étaient strictement encadrés par la justice et le Congrès.

"Etant donné la nature de notre travail, bien sûr, peu de personnes en dehors des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire peuvent connaître les détails de ce que nous faisons ou voir que nous fonctionnons tous les jours selon des règles strictes, et que nous rendons des comptes dans le cadre d'un des régimes de supervision les plus rigoureux du gouvernement", a-t-il écrit dans une déclaration déposée devant la commission du Sénat.

"Tout dépend de la confiance. Nous fonctionnons de façon à conserver la confiance des Américains car cette confiance est une exigence sacrée", y explique-t-il. "Nous ne voyons pas de compromis entre sécurité et liberté. Ce n'est pas un choix, et nous pouvons et devons accomplir les deux simultanément".

Sa participation à cette audition, prévue depuis longtemps et consacrée à la cybersécurité, intervient six jours après les révélations sur deux programmes secrets de surveillance téléphonique et électronique, aux Etats-Unis et à l'étranger.

Ces programmes hautement secrets ont été dévoilés par Edward Snowden, un ex-consultant informatique de la NSA, qui s'est réfugié à Hong-Kong avant de transmettre des documents au Washington Post et au Guardian.

ico/mdm

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