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11/06/2013 09:15 EDT | Actualisé 11/08/2013 05:12 EDT

Yémen: la colère gronde dans les rues, dit l'envoyé spécial de l'ONU

L'envoyé spécial du Yémen à l'ONU a prévenu, mardi, que la colère populaire grondait dans le sud du pays et que les rancoeurs des vingt dernières années remontaient dangereusement à la surface.

Les appels à un statut d'autonomie pour le sud du Yémen — qui a déjà été un État indépendant —, se sont multipliés, alors que le pays se trouve aux prises avec une résurgence de la branche d'al-Qaïda dans la région, en plus d'une profonde crise politique.

L'envoyé spécial Jamal Benomar a soutenu devant le Conseil de sécurité, mardi, qu'un dialogue national devrait inclure l'épineuse question du sud afin de pouvoir ensuite déterminer les grandes lignes d'une nouvelle constitution.

Il a également pressé les leaders du sud à se joindre aux négociations, si ce n'est déjà fait.

Selon M. Benomar, les manifestations populaires se font de plus en plus fréquentes au pays depuis le mois de février.

Il a souligné que les résidants du sud se montraient méfiants et n'avaient eu droit qu'à des promesses brisées. Des actes de désobéissance civile ont été rapportés à toutes les semaines, impliquant parfois des blessés et des morts, a-t-il poursuivi.

Le Yémen éprouve des difficultés à mettre en oeuvre sa transition démocratique depuis le printemps arabe de 2011, qui avait mis un terme au régime de longue date d'Ali Abdullah Saleh, le forçant à démissionner de son poste de président après 33 ans de pouvoir.

Le gouvernement de transition du président Abed Rabbu Mansour Haid tente depuis de faire la promotion de la réconciliation nationale et d'élaborer une nouvelle constitution pour ensuite tenir des élections.

Le sud avait rejoint le Yémen en 1990, mais plusieurs manifestants demandent de retourner à l'indépendance de leur région.

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