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11/06/2013 08:21 EDT | Actualisé 11/08/2013 05:12 EDT

Mohamed Harkat demande le retrait de son bracelet électronique

CP

L'Ottavien Mohamed Harkat, soupçonné d'activités terroristes, se fera entendre au cours d'une audience d'un jour, mardi, en Cour fédérale. L'homme de 44 ans originaire d'Algérie souhaite exiger d'autres assouplissements de ses conditions de libération.

L'homme se dit insatisfait des récents changements proposés par Ottawa, qui souhaite lui donner le droit d'utiliser le téléphone cellulaire. Mohamed Harkat demande plutôt le retrait du bracelet électronique qu'il porte à la cheville et qui permet aux autorités de le retracer en tout temps.

Selon la conjointe de Mohamed Harkat, Sophie Harkat, le port de ce bracelet a un impact psychologique et physique sur son mari, dont les déplacements sont limités lorsqu'il doit recharger l'équipement pendant deux heures par jour.

Sophie Harkat reproche notamment au gouvernement de ne pas avoir réévalué les risques potentiels que représentait son conjoint. « Mon mari n'a brisé aucune de ses conditions depuis sa libération. Et on a aussi accepté qu'il se rapporte une fois par semaine en personne », explique-t-elle.

Mohamed Harkat a été arrêté en décembre 2002 en vertu d'un certificat de sécurité parce que le Canada le soupçonne d'être un agent dormant du réseau terroriste Al-Qaïda. Il est assigné à résidence, à Ottawa, avec des conditions très strictes depuis sept ans.

L'ex-livreur de pizza et préposé dans une station-service a toujours nié tout lien avec le terrorisme.