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11/06/2013 03:57 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

La mission de recrutement en Europe remporte du succès

La mission de recrutement dirigée par Québec International en Europe a attiré de nombreux candidats.

La mission à laquelle participaient 18 entreprises de Québec et de Chaudière-Appalaches a pris fin mardi, à Bruxelles.

Dès le début de la mission à Paris où s'est tenue une foire de l'emploi, la semaine dernière, les entreprises participantes ont fait courir les candidats. Certains ont attendu trois heures pour obtenir une rencontre avec un employeur.

Le fabricant d'équipement industriel S. Huot, qui a déjà recruté un Français il y a quelques mois, en était à sa deuxième mission. L'entreprise a rencontré plus de 70 candidats intéressés par la dizaine de postes offerts, notamment des emplois de soudeurs-monteurs et de machinistes.

Selon Éric Roby, directeur des ressources humaines chez S. Huot, les entreprises sur place ont pu constater l'ampleur de la crise économique en Europe. « Il y a de très hauts taux de chômage en Europe notamment en France et aussi en Belgique et notre dernière mission en Espagne, c'était vraiment désastreux. Ces gens-là veulent travailler, ils veulent changer de pays. Ils ont des projets de vie pour en arriver à avoir une meilleure qualité de vie ici au Québec et on les comprend », affirme M. Roby.

Un candidat a même fait le voyage de Toulouse à Bruxelle pour rencontrer l'entreprise.

Le défi du recrutement à l'étranger

Recruter à l'étranger demeure néanmoins un travail ardu et comporte sa part de risque.

Pour faciliter l'intégration des travailleurs, plusieurs employeurs accompagnent les candidats dans leurs démarches afin de trouver un logement, faire des demandes de permis de conduire et d'assurance maladie notamment. Le processus d'immigration engendre des délais de trois à cinq mois.

Selon Éva Lopez, directrice d'Intégration communautaire des immigrants, le principal défi demeure toutefois la rétention des travailleurs étrangers.

Elle estime que le secret du succès réside souvent dans l'implication des employés d'une entreprise. « Il faut que les équipes à l'intérieur des entreprises soient formées parce que l'employeur, il peut être très ouvert sur le monde, peut adorer la diversité, mais ça ne garantit pas que ses employés qui n'ont jamais quitté la province vont l'adorer autant, donc il faut vraiment qu'il soit capable d'apprendre à préparer ses équipes », dit-elle.

En tout, 450 emplois dans la province, dont 250 dans Québec et Chaudière-Appalaches, étaient offerts lors de cette mission de recrutement en Europe. Les employeurs ont dû faire un tri parmi les 12 000 curriculum vitae reçus avant de rencontrer les candidats.

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