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11/06/2013 02:51 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Des allègements fiscaux pour stimuler la philanthropie

Le groupe de travail sur la philanthropie culturelle propose au gouvernement de bonifier les avantages fiscaux afin de stimuler la générosité des Québécois pour les entreprises culturelles.

Dirigé par l'homme d'affaires Pierre Bourgie, le groupe de travail suggère au gouvernement d'injecter 15 millions par année pendant quatre ans afin de stimuler le mécénat. Cette mesure permettrait de porter de 45 millions à 68 millions de dollars les dons annuels aux organismes culturels, selon le groupe de travail.

Les Québécois sont moins portés sur la philanthropie que leurs compatriotes du reste du Canada. Le don moyen annuel, selon Statistique Canada, était de 208 $ en 2010 au Québec alors qu'il était de 446 $ pour l'ensemble du Canada.

Le groupe de travail suggère d'instaurer un crédit d'impôt de 25 % pour un premier don de 5000$ à 25 000 $ à un organisme culturel ou à un organisme de soutien aux artistes. Le rapport propose également de faire passer le crédit d'impôt des « grands donateurs » de 24 % à 30 %.

« L'utilisation judicieuse des mesures fiscales peut provoquer à long terme des changements structurants et positifs pour la culture québécoise », a déclaré le ministre des Finances, Nicolas Marceau. Ce dernier ajoute toutefois que le gouvernement québécois est déjà le plus généreux au pays en cette matière.

La première ministre Pauline Marois et le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, ont également accueilli favorablement le rapport sur la philanthropie culturelle. « Notre culture est un élément essentiel de l'identité québécoise qui doit être préservé et encouragé », explique Mme Marois. « Par ses propositions, le Groupe de travail sur la philanthropie culturelle contribue à l'évolution du soutien que nous offrons, comme société, à nos artistes et à nos créateurs. »

Mme Marois a indiqué que les propositions du groupe de travail seront analysées au cours des prochaines semaines. Elle entend donner suite au rapport du groupe de travail « tout en considérant la capacité de payer de l'État ». La première ministre Marois a précisé qu'il n'était pas question de profiter de la philanthropie pour désengager le gouvernement du financement de la culture. Une augmentation de la philanthropie servira à améliorer ce financement, selon Mme Marois.

« Le milieu de la culture change, et nos façons de soutenir nos artistes doivent s'adapter aux nouvelles réalités », poursuit M. Kotto. « Je suis persuadé que les recommandations présentées dans le rapport du groupe de travail nous aideront à trouver des façons de stimuler la philanthropie culturelle afin d'améliorer la situation de nos organismes culturels et d'assurer leur financement à long terme. »

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