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10/06/2013 05:40 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Nétanyahou qualifie les « conditions » palestiniennes d'« obstacle insurmontable »

Si les pourparlers entre les Israéliens et les Palestiniens étaient au point mort depuis 2010, les dernières déclarations du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou risquent de les ranger aux oubliettes pour quelques temps.

S'exprimant devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, M. Nétanyahou a indiqué que « l'établissement de conditions préalables est un obstacle insurmontable », selon un communiqué du Parlement.

L'Autorité palestinienne exige un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, en juin 1967, comme base de discussions.

M. Nétanyahou demande, lui, des négociations immédiates sans « condition préalable », en allusion à ces revendications qu'il récuse.

Le premier ministre israélien a affirmé également que « la construction dans les colonies de Judée-Samarie [Cisjordanie, NDLR] a lieu aujourd'hui et va continuer ».

Benyamin Nétanyahou plaide pour le développement des grands blocs de colonisation qu'Israël compte conserver en cas d'accord avec les Palestiniens.

« Il faut être intelligent et pas seulement avoir raison », a-t-il déclaré.

Il prône un « accord basé sur un État palestinien démilitarisé qui reconnaît l'État juif et des mesures de sécurité fermes, assurées par l'armée israélienne ».

Pour les Palestiniens, les conditions proviennent d'Israël.

En réaction aux propos de M. Nétanyahou, Nabil Abou Roudeina, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, a estimé que « le gouvernement israélien dirigé par Nétanyahou fuit des négociations et une paix véritables en posant des conditions préalables à tout accord de paix, notamment le maintien de l'armée d'occupation israélienne sur le territoire de l'État palestinien occupé depuis 1967 ».

M. Roudeina affirme que le président Abbas est « est attaché à une paix fondée sur le droit international, à commencer par l'arrêt de la colonisation qui est entièrement illégale, sur la base des frontières de 1967 comme référence des négociations et sur la libération de tous les prisonniers dans les prisons israéliennes ».

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