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Les émissions énergétiques polluantes ont augmenté de 1,4 % en 2012

10/06/2013 07:12 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT
AP
Houses and buildings are seen on a heavy haze in Shanghai, China, on Thursday, Jan. 24, 2013. Air pollution is a major problem in China due to the country's rapid pace of industrialization, reliance on coal power, explosive growth in vehicle ownership and disregard for environmental laws, with development often taking priority over health. The pollution typically gets worse in the winter because of an increase in coal burning. (AP Photo/Eugene Hoshiko)

STOCKHOLM - Les émissions énergétiques polluantes ont augmenté de 1,4 pour cent 2012, à 31,6 gigatonnes, a révélé lundi l'Agence internationale de l'énergie.

Dans un document publié lundi, l'AIE affirme que c'est en Chine que les émissions ont le plus augmenté l'an dernier, avançant de 300 millions de tonnes ou 3,8 pour cent depuis 2011. Cette croissance a malgré tout compté parmi les plus modestes des dernières années, en raison des investissements chinois dans l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique.

Les émissions américaines ont reculé de 200 millions de tonnes, ou 3,8 pour cent, en raison de l'adoption du gaz naturel au détriment du charbon, tandis que les émissions européennes glissaient de 50 millions de tonnes ou 1,4 pour cent.

L'AIE affirme que le secteur énergétique représente environ les deux-tiers des émissions mondiales de CO2 et des autres gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, sont à l'origine du réchauffement climatique.

Les négociations climatiques tentent de maintenir la hausse des températures à 2 degrés Celsius sous les niveaux pré-industriels. L'AEI attend pour l'instant une augmentation mondiale de 3,6 à 5,3 degrés Celsius.

Les climatologues préviennent que le réchauffement climatique pourrait entraîner des conséquences catastrophiques, comme l'inondation des villes côtières et des pays insulaires, la perturbation de l'agriculture et de l'eau potable, la propagation des maladies et l'extinction des espèces.

Le document de l'AIE, qui a été présenté à Londres, affirme qu'on pourrait fortement réduire les émissions polluantes d'ici 2020 en améliorant l'efficacité énergétique dans les industries de la construction et des transports; en limitant le recours aux centrales au charbon; en réduisant de moitié la quantité de méthane libérée par l'industrie des hydrocarbures; et en abolissant progressivement les subventions accordées aux hydrocarbures.

Certaines de ces mesures ont été mises en place par des pays individuels, mais la communauté internationale peine à s'entendre sur un accord global qui rendrait de tels gestes obligatoires.

Des négociateurs climatiques sont réunis à Bonn, en Allemagne, cette semaine pour discuter des termes d'une entente qui doit être adoptée d'ici 2015. Les pourparlers achoppent sur le partage des réductions entre pays développés et en voie de développement.

Les pays industrialisés veulent que des économies émergentes comme la Chine, l'Inde et le Brésil acceptent des responsabilités plus importantes, pendant que les pays en voie de développement mettent l'emphase sur la responsabilité historique de ceux qui polluent depuis longtemps, comme l'Europe et les États-Unis.

Le rapport de l'AIE indique que les pays en voie de développement représentent maintenant 60 pour cent des émissions polluantes énergétiques mondiales, contre 45 pour cent en 2000.