POLITIQUE
10/06/2013 06:09 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Garderies privées: la ministre de la Famille va de l'avant

Radio-Canada.ca

La ministre de la Famille du Québec, Nicole Léger, a décidé d'aller de l'avant et de couper 14,9 millions de dollars dans le réseau des garderies privées. En fin d'après-midi lundi, la ministre a décrété qu'après trois mois de discussions, « les négociations sont terminées, je passe à autre chose. Les parents attendent des places et je vais y travailler. Je vais adopter les mesures budgétaires ».

Nicole Léger a indiqué qu'elle avait déjà fait des concessions en réduisant ses compressions de 18 à 15 millions de dollars. Mais les propriétaires de garderies affirment que la ministre n'a jamais eu l'intention de faire des coupes de 18 millions.

Les compressions de 14,9 millions de dollars s'étaleront sur les cinq derniers mois de l'année financière, soit de novembre à mars prochains.

Le président de l'AGPQ, Sylvain Lévesque, a affirmé que ses membres maintiendront la pression sur le gouvernement malgré la décision de Mme Léger. « Je pense que les garderies, on est devenu leur bouc émissaire alors nous on continue le plan de match, a-t-il dit en entrevue. Je trouve ça quand même honteux, en plus c'est coupé de novembre à mars, alors c'est plus de 5000 $ de coupe par mois par installation, c'est de l'argent. »

La décision de la ministre intervient à la veille d'une assemblée générale des propriétaires de l'Association des garderies privées (AGPQ) et du Regroupement des garderies privées (RGPQ) pour faire le point sur leur différend avec Québec. Plus de 450 propriétaires membres ou sans affiliation, sur 650 au total, ont confirmé leur présence.

L'AGPQ voudrait obtenir le mandat de négocier pour les deux groupes. Le Regroupement a rejeté massivement l'entente de principe controversée conclue avec Québec la semaine dernière. L'entente prévoyait le maintien des compressions de 14,9 millions de dollars pour cette année avec une formule de modulation en fonction des salaires versés aux éducatrices.

En résumé, les garderies avec les salaires les plus élevés étaient moins durement touchées par les compressions que les autres établissements, une formule que l'AGPQ juge inéquitable et inacceptable.

Aucune journée de grève n'est prévue pour l'instant.