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09/06/2013 03:05 EDT | Actualisé 09/08/2013 05:12 EDT

Libye: 31 personnes ont été tuées dans des affrontements à Benghazi

TRIPOLI, Libye - Le chef d'état-major de l'armée libyenne, le major-général Youssef al-Mangoush, a remis sa démission, dimanche, alors qu'une escouade d'élite prenait le contrôle d'une base de milices progouvernementales au lendemain des violences qui ont fait 31 morts à Benghazi.

Les violences ont éclaté samedi lors que des protestataires se sont introduits sur une base — appartenant à la milice Bouclier de la Libye —, située à l'extrémité est de la ville de Benghazi. Ils ont exigé des miliciens que ceux-ci quittent leur camp et se soumettent entièrement à une seule autorité, soit celle des forces armées libyennes.

On ignore encore qui, des deux camps, a ouvert le feu en premier. Les autorités libyennes n'ont fourni que peu de détails à propos de cette fusillade.

Des témoins ont raconté que certains manifestants avaient emporté des armes sur les lieux, la principale base des hommes du Bouclier de la Libye à Benghazi. Les miliciens semblaient par ailleurs moins nombreux par rapport aux centaines de protestataires se tenant derrière les portes de la base.

Des responsables d'un hôpital ont indiqué que la plupart des victimes étaient des manifestants. Plusieurs d'entre eux ont été enterrés, dimanche.

Selon le directeur de l'hôpital de Jalaa, Moahmed Belied, les morts sont dues à des blessures de fragments d'explosifs et balles, ajoutant que plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées.

Au lendemain des affrontements violents, le major-général al-Mangoush a démissionné de ses fonctions, alléguant le nombre inhabituellement élevé de victimes qu'avaient fait les hostilités de Benghazi.

Ces derniers développements témoignent du chaos régnant toujours en Libye, plus d'un an et demi après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

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