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Le Mali continue d'inquiéter le secrétaire général de l'ONU

09/06/2013 02:49 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

La situation reste précaire au Mali en dépit des gains obtenus sur le terrain face aux djihadistes par l'armée française, les forces de sécurité maliennes et la force africaine de l'AFISMA, estime le secrétaire général des Nations unies.

« La situation reste fluide, avec des affrontements sporadiques entre groupes armés et la poursuite d'attaques asymétriques dans les trois régions du Nord », souligne Ban Ki-moon dans un rapport que s'est procuré Reuters samedi.

« En outre, la progression des FDSM [forces de défense et de sécurité du Mali] en direction du nord vers Kidal et les accrochages meurtriers avec des éléments du MNLA [Mouvement national de libération de l'Azawad, séparatiste touareg], le 5 juin, ont exacerbé les tensions et accru la volatilité de la situation dans la région », dit-il.

Pour réduire ces tensions, le gouvernement de Bamako et le MNLA ont entamé samedi des discussions pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu dans le nord du pays avant l'élection présidentielle du 28 juillet.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a unanimement approuvé en avril la création de la MINUSMA, une force de maintien de la paix de l'ONU de 12 600 hommes au Mali, à compter du 1er juillet. Le déploiement de cette force sera soumis à un examen préalable par les Quinze, à la fin juin, de la sécurité au Mali.

Ban Ki-moon indique que les troupes africaines censées passer en juillet sous commandement de l'ONU n'ont pas encore atteint les normes de l'ONU en matière d'équipement et de logistique.

« Les unités déployées de l'AFISMA ont obtenu un délai de grâce de quatre mois pour atteindre les normes requises », déclare le secrétaire général. « Il reste des écarts critiques concernant les hélicoptères d'attaque et de soutien et les unités de renseignement. »

Le mandat de la MINUSMA prévoit que la force onusienne sera appuyée par un contingent français pour combattre, le cas échéant, les groupes armés djihadistes.

Ban Ki-moon remarque que la situation au Mali représente un risque pour les pays voisins et déplore la poursuite de violations de droits de l'homme dans le Nord-Mali, à la fois par les troupes maliennes et les groupes rebelles. Le rapport note une diminution des actes de représailles contre les membres des communautés arabes et touareg, accusés de complicité avec les insurgés, mais ce risque reste important à Tombouctou.

Reuters

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