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Washington inquiet de l'expulsion de l'opposition du Parlement au Cambodge

08/06/2013 10:21 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis se sont dits samedi "très inquiets" de l'expulsion du Parlement cambodgien des 28 membres de l'opposition, à quelques semaines des élections législatives, après la fusion de leurs deux partis.

"Une telle décision va clairement à l'encontre de l'esprit d'un processus démocratique sain", a déclaré la porte-parole du département d'Etat Jen Psaki dans un communiqué.

Mercredi, les 28 élus appartenant aux deux partis d'opposition cambodgiens ont été informés par une commission parlementaire qu'ils ne pouvaient plus siéger, au motif que leurs formations ont fusionné en vue des législatives organisées en juillet.

Le parlement cambodgien a adopté vendredi --en l'absence, donc, de l'opposition-- une loi controversée qui punit de deux ans de prison la négation des crimes des Khmers rouges, un dossier qui s'est imposé au coeur de la campagne électorale.

L'opposition a dénoncé dans le texte une manoeuvre d'abord politique, car il fait suite à la récente publication, sur un site gouvernemental, d'un enregistrement attribué à un député de l'opposition, Kem Sokha, qui semblait remettre en cause l'existence de la prison de Tuol Sleng, à Phnom Penh, dans laquelle 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

Kem Sokha a depuis affirmé que cet enregistrement était un montage pour déformer le sens de ses propos. Et son parti, principal mouvement de l'opposition, a accusé le pouvoir de vouloir "créer des problèmes politiques" avant le scrutin du 28 juillet.

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