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Un intrus se glisse derrière Vettel et Hamilton sur la grille de départ

08/06/2013 11:15 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Un intrus s'est immiscé en deuxième ligne sur la grille de départ du Grand Prix du Canada lors des qualifications disputées samedi, sur le circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame. Son nom: Valtteri Bottas.

Le pilote finlandais, qui fait ses débuts cette année en Formule 1 au volant d'une Williams, a réalisé le troisième temps de la troisième et dernière séance de qualification, pour ainsi se glisser derrière deux figures beaucoup plus familières, Sebastien Vettel (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes).

Bottas prendra le départ, dimanche après-midi, aux côtés de Nico Rosberg (Mercedes). Il se retrouvera devant Mark Webber (Red Bull) et Fernando Alonso (Ferrari), auteurs des cinquième et sixième temps respectivement, samedi.

La recrue de 23 ans n'a pas encore récolté de point au classement des pilotes jusqu'ici cette année, son meilleur résultat en course ayant été une 11e place décrochée au Grand Prix de Malaisie. Son meilleur rang sur la grille de départ a été le 14e, il y a deux semaines, lors de l'épreuve de Monaco.

Bottas a reconnu qu'il a été aidé par la pluie, qui est venue mouiller une piste qui était en bonne partie sèche lorsque la première des trois séances de qualification a commencé.

«Nous ne nous attendions pas à aller aussi loin en qualification, a commenté Bottas. Mais notre équipe espérait la pluie parce que dans ce contexte, il y a toujours des chances, si tout tombe en place et si tout va bien, de finir plus haut que prévu.

«Quand il pleut, la piste devient capricieuse et ça devient une question d'être bien placé pour réussir un bon tour juste au bon moment», a-t-il par ailleurs noté.

«Si c'est sur le sec dimanche, ce sera difficile», a ajouté Bottas, en faisant allusion au fait qu'on s'attend à des éclaircies quand la course commencera à 14h, même si ce sera nuageux en début de journée avec 70 pour cent de chances de précipitation.

«La pluie nous aiderait, comme ç'a été le cas en qualification, alors que nous avons été en mesure de trouver la bonne température pour les pneus.»

Bottas a réussi un temps d'une minute et 25,897 secondes sur le tracé de 4,361 km lors de la troisième et ultime séance de qualification, comparé à 1:25,425 pour Vettel et 1:25,512 pour Hamilton.

C'est la troisième année d'affilée que Vettel s'empare de la pole à Montréal. Il est toutefois toujours en quête d'une première victoire en carrière au Québec.

Hamilton, lui, a remporté le Grand Prix du Canada à trois reprises, dont la dernière fois en 2010, au volant d'une McLaren. Le pilote britannique était quand même prudent, samedi, malgré sa bonne position sur la grille. Il est toujours en quête d'une première victoire depuis qu'il s'est joint à Mercedes au cours de l'hiver.

«C'est bien d'être en première ligne, ça augmente les chances de victoire quelque peu, mais ce sera une course difficile, a prévenu Hamilton, qui a toutefois l'habitude de réduire les attentes en ce qui concerne ses chances de briller à Montréal. Évidemment, Sebastian est très rapide, et les Ferrari sont très rapides sur les longues lignes droites, alors tout dépendra des conditions climatiques. Et aussi, en bout de ligne, je devrai faire le travail qu'on attend de moi.»

Malgré son bon résultat, Vettel s'est estimé chanceux de se rendre jusqu'en troisième séance de qualification.

«Je n'ai pas réussi à faire de véritable tour rapide en deuxième séance mais heureusement, ça n'a pas eu de conséquence fâcheuse, j'ai quand même eu un temps suffisant pour passer à la troisième séance», a indiqué le pilote allemand, qui a d'ailleurs réussi son meilleur temps — et le meilleur de la journée (1:22,318) — lors de la première séance de qualification, alors que la piste était encore partiellement sèche.

«La piste est devenue très capricieuse, en ce sens qu'on ne savait jamais si les conditions allaient être bonnes à notre prochaine tentative de faire un tour rapide, a ajouté Vettel. C'était glissant à certains endroits, puis plus sec que prévu à d'autres endroits. Et ensuite, c'était complètement différent lors du tour suivant.»

Felipe Massa (Ferrari) a dérapé et percuté un mur de pneus pendant la deuxième séance. Jenson Button (McLaren), qui aime pourtant la pluie puisqu'il l'a emporté à Montréal dans de telles conditions en 2011, a lui aussi été incapable de se qualifier pour la séance ultime — dans son cas, parce qu'il n'a tout simplement pas été assez rapide.

Romain Grosjean (Lotus) a été éliminé dès la première qualification et prendra le départ en fond de grille. Le pilote français n'avait pas besoin d'un tour rapide à tout prix puisqu'il allait être relégué de 10 rangs sur la grille de départ de toute manière, sanction découlant de sa collision avec Daniel Ricciardo (Toro Rosso) lors du Grand Prix de Monaco il y a deux semaines.

«Quand j'ai tenté de réaliser un tour rapide, je n'ai pas eu la voie libre au bon moment», a dit Grosjean de sa brève journée de travail, samedi.

Cela pourrait toutefois être un mal pour un bien pour Lotus. Si Grosjean prend le départ depuis les puits, dimanche, l'équipe pourra apporter des ajustements à la voiture, ce qui est normalement interdit. Les écuries n'ont habituellement pas le droit de modifier leurs voitures entre les qualifications et la course, sous peine de se faire reléguer à l'arrière pour le départ. Mais comme Grosjean sera déjà en queue de peloton, Lotus pourrait choisir de profiter de l'occasion.

«L'équipe prendra une décision avant la course», a indiqué le pilote français.

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