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Turquie: la police charge les manifestants dans la capitale, Ankara

08/06/2013 09:53 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

ANKARA, Turquie - La police d'Ankara a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser des milliers de personnes manifestant près de bâtiments gouvernementaux, samedi, alors que la plus forte vague de contestation depuis des décennies contre le gouvernement de la Turquie a entamé sa deuxième semaine sans montrer de signes d'essoufflement.

Pendant ce temps, le parti du premier ministre Recep Tayyip Erdogan a rejeté les appels pour des élections anticipées, en plus de critiquer les manifestations comme des tentatives, par l'opposition, de renverser le gouvernement.

Les protestations ont été déclenchées par un projet d'urbanisation contesté, qui prévoyait transformer la place Taksim en un centre commercial. M. Erdogan a récemment affirmé que le projet visait plutôt à construire un opéra, un théâtre et peut-être un musée.

Les manifestations se sont répandues dans des dizaines de villes à travers le pays. Trois personnes sont mortes — deux contestataires et un policier — et des milliers d'autres ont été blessées.

Les manifestations se sont transformées en une expression de l'insatisfaction populaire face au règne des 10 dernières années de M. Erdogan, jugé par plusieurs comme trop autoritaire.

Le premier ministre a réuni, samedi après-midi, la direction de son Parti de la justice et du développement pour faire le point.

Lors d'une allocution faisant suite à la rencontre, le porte-parole du parti Huseyin Celik a déclaré que les rumeurs voulant que les élections générales de 2015 soient devancées étaient «complètement sans fondement, inutiles, inventées et imaginaires».

M. Celik a également accusé le principal parti d'opposition de tenter de renverser le premier ministre par des moyens illégitimes, «ayant échoué en sept tentatives à battre [le parti au pouvoir] dans l'isoloir».

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