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L'armée syrienne achève la prise de la région de Qousseir

08/06/2013 05:55 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

Les forces gouvernementales syriennes appuyées par le Hezbollah libanais se sont emparées samedi du village de Boueida al-Charqiya, dernière poche de résistance des insurgés dans la région de Qousseir, ville elle-même tombée mercredi.

« Nos forces armées valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité à Boueida al-Charqiya », a indiqué la télévision d'État syrienne.

Ces informations ont également relayées par la chaîne du Hezbollah chiite. « L'armée a mené une guerre de nerfs en bombardant Boueida toute la nuit. Il n'y a eu aucune perte pour l'armée », a indiqué un journaliste d'Al Manar dépêché sur place.

Le Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar Al-Assad, a reconnu il y a quelques semaines sa participation aux combats à Qousseir. Toutefois, la télévision syrienne et la chaîne du parti chiite n'évoquent à aucun moment le rôle des combattants du mouvement libanais sur le terrain.

Les analystes estiment que, forte de son succès militaire à Qousseir, l'armée syrienne va maintenant se lancer à l'assaut de la ville de Homs, plus au nord, et d'autres régions du pays qui échappent à son contrôle depuis l'éclatement du conflit. La ville d'Alep, par exemple, serait également dans la mire du régime.

Une ville stratégique

Cette nouvelle victoire assure à l'armée syrienne le plein contrôle de la zone frontalière du Liban, considérée comme une importante voie logistique.

La région est stratégique, car elle comprend plusieurs routes d'approvisionnement en armes aussi bien pour l'armée que pour les rebelles.

Elle ouvre également la voie au régime pour la prise totale de la ville de Homs.

Préoccupations humanitaires

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) s'inquiète du sort des rebelles et des civils à Boueida al-Charqiya, disant craindre un « massacre ».

« Où sont les centaines de civils et de blessés qui ont fui Qousseir pour se réfugier à Boueida al-Charqiya? On n'a aucune nouvelle d'eux », a regretté Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU avait demandé au gouvernement syrien un « accès immédiat et sans entrave » pour les organisations humanitaires à la population civile de Qousseir. Fait rare, la Russie avait voté en faveur de cette motion.

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