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Effondrement à Philadelphie: l'opérateur de machinerie lourde soupçonné se rend

08/06/2013 06:39 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

PHILADELPHIE - Un opérateur de machinerie lourde au lourd passé, accusé d'avoir été sous l'influence du cannabis lorsqu'un bâtiment du centre-ville de Philadelphie s'est effondré sur un magasin d'aubaines, tuant six personnes, s'est livré samedi pour faire face à des accusations liées aux décès, a annoncé la police.

Un mandat d'arrêt avait été émis contre Sean Benschop pour six accusations d'homicide involontaire, 13 accusations de mise en danger d'autrui et une accusation de risquer de provoquer une catastrophe.

Les autorités croient que l'homme de 42 ans manipulait une pelle excavatrice, mercredi, lorsque ce qui restait d'un bâtiment de quatre étages s'est effondré sur un magasin de l'Armée du salut, tuant deux employés et quatre clients, en plus de blesser 13 autres personnes.

Le maire adjoint Everett Gillison a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'un rapport toxicologique prouvait que Benschop était sous l'influence de la marijuana.

Cette découverte, combinée à des déclarations de témoins et des preuves provenant du lieu de l'incident, a mené à la décision, vendredi, de fouiller la résidence de Benschop et d'exiger plus tard un mandat d'arrestation, a dit M. Gillison.

En soirée samedi, Daine Grey, l'avocat de Benschop, a affirmé que son client n'était pas à blâmer.

«Il s'agit d'un accident, mais M. Benschop n'est pas responsable», a déclaré Me Grey. «Et nous croyons, en temps et lieu, que les faits vont démontrer qu'il n'est pas responsable.»

Benschop portait un bandage au bras droit lorsqu'il s'est rendu. Me Grey a expliqué que son client s'était blessé sur un chantier où il avait travaillé auparavant, mais n'a pas précisé où il s'était blessé, ni comment.

Selon Me Grey, Benschop était capable de manipuler de la machinerie lourde.

L'accusé a été arrêté au moins 11 fois depuis 1994 pour des accusations allant de possession de drogue à celle de possession d'arme, selon des documents du tribunal.

Alors que l'enquête criminelle suivait son cours, au moins deux survivants ont déclenché des poursuites contre l'entrepreneur en démolition et le propriétaire du bâtiment, alléguant un cas de négligence flagrante sur le site des travaux.

La ville, pendant ce temps, a promis de sévir contre l'industrie de la démolition. Le maire Michael Nutter a offert de réformer le milieu en imposant entre autres des tests de dépistage de drogue aux opérateurs de machinerie lourde.

Le premier magistrat s'est également engagé à mettre en place des normes plus sévères en matière d'informations fournies par les entrepreneurs, y compris des renseignements à propos de l'expérience de chaque travailleur, en plus d'inspections plus fréquentes sur les sites où des démolitions sont en cours.

Des ingénieurs en construction estiment que le magasin aurait dû être évacué pendant les phases critiques du projet de démolition voisin.

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