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Des travailleurs du CSSS de la Vieille-Capitale expriment leur ras-le-bol

08/06/2013 04:45 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

Se disant débordés et au « bout du rouleau », une soixantaine de travailleurs du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Vieille-Capitale se sont réunis samedi devant l'Hôpital du Sacré-Cœur, en Basse-Ville de Québec, afin de dénoncer le manque de préposés aux bénéficiaires.

Les travailleurs, affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, disent que l'établissement est aux prises avec une sérieuse pénurie de personnel. Selon le syndicat, 65 préposés supplémentaires seraient nécessaires afin de maintenir et assurer des soins de qualité.

Les travailleurs, qui avaient fait la même sortie il y a un an, déplorent le fait que les investissements du gouvernement québécois stagnent depuis des années, au moment où les besoins sont pourtant grandissants. Ils réclament des solutions et des gestes concrets de la part du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert.

« Depuis 11 ans, il n'y a pas eu d'augmentation de budgets d'aucune façon et pendant la même période, la clientèle s'est alourdie de 60 % », déplore Michel Cantin, président du comité des usagers du CSSS de la Vieille-Capitale.

Le son de cloche est le même du côté de Jacques Guérin, président du syndicat des travailleurs du CSSS de la Vieille-Capitale. Ce dernier soutient que les patients ne reçoivent pas la même qualité de soin qu'ailleurs dans la province. « Quand c'est rendu qu'un préposé arrive et que sa journée commence avec neuf bains et qu'il a trois heures [...] pour faire neuf bains, vous pouvez comprendre que ce n'est pas la qualité qu'on devrait donner à nos résidents », dit M. Guérin.

Le CSSS reconnaît le problème

Du côté de la direction du CSSS de la Vieille-Capitale, on reconnaît qu'il y a certaines lacunes en matière de financement.

L'établissement évalue à près de cinq millions de dollars le financement nécessaire pour régler le problème.

« On a fait beaucoup d'efforts depuis deux ans [...] pour essayer de dégager le maximum de marge de manœuvre pour qu'on puisse réinvestir en hébergement, mais là, on a fait le maximum qu'on pouvait faire », affirme Hugues Matte, directeur général du CSSS de la Vieille-Capitale.

La direction de l'établissement espère rencontrer des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux sous peu. De son côté, le syndicat entend déposer une pétition à l'Assemblée nationale pour sensibiliser les élus à la réalité de ses membres.

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