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Barack Obama et Xi Jinping discutent pour une deuxième journée en Californie

08/06/2013 04:13 EDT | Actualisé 08/08/2013 05:12 EDT

RANCHO MIRAGE, États-Unis - Se promenant sous le soleil du désert californien, les présidents américain Barack Obama et chinois Xi Jinping ont entamé une deuxième journée de discussions dans le cadre d'un sommet à l'ordre du jour chargé.

M. Obama a décrit les discussions comme «excellentes» alors qu'il marchait en compagnie de son homologue chinois dans les jardins de la propriété de Sunnylands. Désirant conserver l'atmosphère détendue des rencontres, les deux hommes avaient laissé tomber veston et cravate.

Les leaders ont ensuite rejoint leurs conseillers pour une séance d'échanges devant se concentrer sur les questions économiques, en plus de discussions additionnelles sur la Corée du Nord et la cybersécurité.

Aucun des deux présidents ne devait effectuer de discours de clôture avant la fin des échanges en début d'après-midi. Des responsables américains et chinois devraient s'exprimer devant les journalistes après le sommet.

Lors d'une conférence de presse donnée vendredi soir, M. Obama a indiqué que les États-Unis et la Chine se trouvaient en «territoire inconnu» en matière de sécurité informatique. Les présidents ont prudemment évité de s'accuser mutuellement d'intrusions numériques, mais ont admis qu'il était urgent de trouver un terrain d'entente sur cette question.

M. Obama a également tenté d'établir une différence entre le cyberespionnage présumé de la Chine et la surveillance effectuée par son propre gouvernement des communications téléphoniques et numériques aux États-Unis. Il a affirmé que les deux questions étaient distinctes, et que les inquiétudes concernant le piratage et le vol de propriété intellectuelle ne devraient pas être confondues avec le débat sur la façon dont les gouvernements recueillent des données pour combattre les menaces terroristes.

M. Xi n'a pas revendiqué la responsabilité du cyberespionnage présumé de la Chine, en plus d'affirmer que Pékin était elle-même victime de telles méthodes, sans toutefois blâmer qui que ce soit.

Des responsables américains décrivent le sommet comme une occasion, pour les deux hommes, de tenir des discussions franches sur plusieurs dossiers qui définissent la relation entre les deux puissances, y compris l'économie, les changements climatiques et les provocations nucléaires de la Corée du Nord.

Les États-Unis estiment que M. Xi pourrait représenter un nouveau genre de leader chinois. Il a des liens plus étroits avec les États-Unis que plusieurs de ses prédécesseurs, et semble plus à l'aise en public que le dernier président, Hu Jintao, avec qui M. Obama n'a jamais eu une forte relation personnelle.

Dans le dossier nord-coréen, des responsables américains ont indiqué que M. Obama voulait utiliser l'apparente impatience de M. Xi devant les provocations nucléaires de Pyongyang. Les États-Unis ont favorablement accueilli les récents appels du président Xi pour que le régime stalinien reprenne les négociations sur le nucléaire, bien qu'il ne soit pas possible de savoir si la Corée du Nord est prête à modifier son comportement.

M. Xi devait repartir pour la Chine en après-midi. Le président Obama prévoyait passer le reste de la fin de semaine en Californie, bien qu'il n'ait pas prévu d'événements publics.

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