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Étiquetage des viandes: Ottawa menace Washington de mesures de représailles

07/06/2013 04:15 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

VANCOUVER - Ottawa prévient qu'il pourrait imposer des tarifs sur un grand nombre d'articles, du jus d'orange au pain, si les États-Unis ne modifient pas une politique d'étiquetage des viandes que les industries canadiennes du boeuf et du porc disent leur coûter plus de 1 milliard $ par année.

Le gouvernement fédéral a publié une longue liste de produits de l'agriculture et d'autres secteurs qui pourraient être affectés par les mesures de représailles canadiennes dans le cadre d'un différend à propos des règles américaines sur l'étiquetage des viandes en lien avec leur pays d'origine.

Dans cette liste, on retrouve plusieurs types d'aliments, ainsi que des fournitures de bureaux, des matelas et certains types de bijoux.

Lors d'une conférence de presse, vendredi, le ministre de l'Agriculture Gerry Ritz a souligné que si ces mesures entraient en vigueur, les producteurs et consommateurs des deux côtés de la frontière seraient touchés.

M. Ritz a demandé aux États-Unis de respecter un jugement de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l'étiquetage des viandes, qui a estimé que le système américain était discriminatoire envers le bétail étranger.

Puisqu'Ottawa doit obtenir l'autorisation de l'OMC avant d'imposer ses mesures de représailles, celles-ci ne pourraient entrer en vigueur que dans 18 à 24 mois.

La politique d'étiquetage américaine, tout d'abord mise en place en 2008, a provoqué une diminution de 50 pour cent de l'exportation des cargaisons de bétail canadien en direction des États-Unis la première année.

Le système augmente les coûts et rend plus difficile, pour les entreprises américaines, d'acheter des produits canadiens.

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