NOUVELLES

Serena Williams tentera de conjurer le sort à Roland Garros face à Sharapova

07/06/2013 11:25 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

PARIS - Pendant une décennie, les Internationaux de tennis de France ont donné plus de maux de tête à Serena Williams que n'importe quel autre tournoi du Grand Chelem.

À son tableau de chasse de 15 championnats de tournois majeurs, on compte cinq conquêtes de Wimbledon, cinq des Internationaux d'Australie, quatre des Internationaux des États-Unis... et une de Roland Garros.

Depuis qu'elle a vaincu sa soeur Venus en finale à Paris en 2002, elle a été incapable de mettre la main sur un deuxième titre en France.

Elle adorerait conjurer le sort en l'emportant face à la championne en titre Maria Sharapova en finale, samedi.

Parce que depuis 2003, Williams n'a pas été en mesure de s'imposer sur la terre battue de Roland Garros.

L'an dernier, elle a subi le plus grand affront en s'inclinant contre la 111e joueuse mondiale, la Française Virginie Razzano. C'était la première fois qu'elle était éliminée au premier tour d'un tournoi majeur.

«Elle était tellement fâchée», a évoqué sa mère Oracene Price, jeudi.

Au lieu de bouder, Williams a pris le taureau par les cornes, s'installant à Paris — où elle a un appartement — et s'entraînant en compagnie de l'entraîneur de l'Académie de tennis Patrick Moratouglou. Résultat: depuis la défaite face à Razzano, Williams a un dossier de 73-3, ayant gagné des titres à Wimbledon, aux Internationaux des États-Unis, aux Jeux de Londres et aux Championnats de la WTA la saison dernière, en plus d'avoir gagné cinq tournois jusqu'à maintenant en 2013. À l'âge de 31 ans, elle est la joueuse la plus âgée classée numéro un au monde.

«Elle est dans une grande forme, constate Sharapova. Elle joue son meilleur tennis en carrière.»

Et, à voir le soutien du puclic français qu'elle reçoit cette année, Williams s'est gagné une légion d'admirateurs.

Puisqu'elle demeure en France et que son entraîneur est Français, Williams a appris la langue et elle accorde des entrevues en français sur le terrain après les matchs, une façon infaillible de conquérir le coeur des Français.

«Que la foule soit derrière elle, ça fait une grande différence», a commenté Moratouglou.

Sa performance au cours des deux dernières semaines a été absolument étincelante.

À l'exception du match en trois manches contre la championne de 2009 Svetlana Kuznetsova en quarts de finale, l'Américaine n'a perdu que 11 jeux au total des cinq autres rencontres qu'elle a disputées.

Elle a été intraitable contre l'Italienne Sara Errani en demi-finale, en l'emportant 6-0, 6-1. C'était pour elle une 30e victoire d'affilée.

Au tour de Sharapova, deuxième tête de série, de constater de quel bois elle se chauffe.

Depuis que la Russe a vaincu Williams deux fois en peu de temps, la première fois à l'âge de 17 ans, l'Américaine a remporté les 12 duels suivants, ne perdant que trois sets en 27.

«Tout ce que j'ai fait dans le passé n'a pas fonctionné, a souligné Sharapova. Je vais donc essayer de faire quelque chose de différent.»

Pendant des années, tout ce que Williams a fait à Paris n'a pas fonctionné. Jusqu'à maintenant tout va bien, cette fois.

PLUS:pc