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Programme de surveillance sur internet: Google inquiet pour les libertés

07/06/2013 04:49 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

Google s'est inquiété vendredi des conséquences pour les libertés des citoyens de l'affaire d'espionnage révélée jeudi, où les services de renseignements américains ont accédé aux données privées des utilisateurs des services de plusieurs géants de l'internet.

"Nous comprenons que les gouvernements américain ou d'autres pays aient besoin de prendre des mesures pour préserver la sécurité de leurs citoyens -- y compris parfois en utilisant la surveillance", ont écrit le directeur général du groupe internet, Larry Page, et son responsable pour les questions légales, David Drummond, dans un message publié sur le blog officiel de Google.

"Mais le niveau de secret autour des procédures légales actuelles nuit aux libertés que nous chérissons tous", ajoutent-ils.

Ils y voient le signe d'un "besoin pour une approche plus transparente".

Le Washington Post et le Guardian ont révélé la veille l'existence d'un programme secret baptisé PRISM, permettant au FBI et à l'Agence nationale de sécurité (NSA) de surveiller les internautes.

Ils utiliseraient pour cela des portes d'entrée cachées dans les logiciels fabriqués par les principales entreprises informatiques américaines et accèderaient aux serveurs de 9 d'entre elles dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook.

Le président Barack Obama a défendu vendredi la légalité du programme en affirmant que seuls les communications des internautes étrangers étaient espionnées.

"Nous n'avons pas entendu parler d'un programme baptisé PRISM jusqu'à hier", affirment vendredi MM. Page et Drummond.

"Nous ne participons à aucun programme qui donnerait au gouvernement américain ou à quelque autre gouvernement un accès direct à nos serveurs" et il n'y a pas de "porte de derrière", assurent-ils.

"Toute suggestion que Google divulgue des informations sur l'activité de nos utilisateurs sur internet à une telle échelle est complètement fausse", écrivent-ils encore, précisant que le groupe ne fournit de telles données qu'au cas par cas et seulement sur demande de la justice.

soe/sl/rap

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