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Le pétrole recule à New York, digérant les chiffres de l'emploi américain

07/06/2013 09:40 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en baisse vendredi matin à New York, digérant l'annonce d'une augmentation plus importante que prévu des créations d'emplois aux Etats-Unis, le premier consommateur de brut au monde, en dépit d'une légère hausse du taux de chômage.

Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 62 cents à 94,14 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les opérateurs new-yorkais accueillaient avec prudence les chiffres très attendus de l'emploi aux Etats-Unis, jugés cruciaux pour évaluer la solidité de la reprise économique du géant américain.

"Plus d'emplois que prévu ont été créés, ce qui soutient le marché car cela signifie que notre économie produit des emplois, que davantage de personnes utiliseront de l'essence pour aller au travail et dépenseront de l'argent dans les biens et services", a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le pays a en effet créé 175.000 emplois en mai, alors que les analystes ne misaient que sur 159.000 embauches nettes.

En revanche, le taux de chômage a lui légèrement augmenté en mai par rapport au mois précédent à 7,6%, surprenant les experts qui misaient sur un taux inchangé à 7,5%.

"Le marché du travail continue à s'améliorer aux Etats-Unis", a commenté Jennifer Lee, économiste de BMO Capital Markets. "Ce sont des chiffres corrects, mais pas fabuleux non plus", a-t-elle estimé.

Après un mouvement initial de hausse dans les échanges électroniques, les cours ont cédé du terrain, passant en territoire négatif, dans un marché incertain.

"Les opérateurs vont digérer ces chiffres tout au long de la journée et tenter notamment de comprendre quel pourrait être leur impact sur la politique de la Réserve fédérale" américaine (Fed) et si cela signifie que (la banque centrale) va commencer à ralentir ses injections de liquidités" dans le circuit financier américain, a expliqué M. Lipow.

En effet, la banque centrale américaine, qui rachète quelque 85 milliards de dollars par mois en actifs financiers, notamment en bons du Trésor, a conditionné la poursuite de ce soutien énorme à l'économie américaine à l'amélioration de la conjoncture, notamment de l'emploi.

Mais avec "un rapport mensuel sur l'emploi somme toute si peu remarquable, dans un sens, comme dans l'autre, le marché du brut se gratte la tête" et se prépare à une séance volatile, a relevé Matt Smith, de Schneider Electric.

Sur le front de l'offre, "l'escalade des tensions en Syrie notamment est toujours au centre des préoccupations, le marché craignant une propagation des violences au reste du Moyen-Orient et des perturbations de l'approvisionnement en brut", a souligné M. Lipow.

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