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Le déploiement de Casques bleus russes sur le Golan n'est pas recevable (ONU)

07/06/2013 01:54 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

L'offre de Moscou de remplacer le contingent autrichien de Casques bleus qui va se retirer du Golan n'est pas recevable car les accords de désengagement n'autorisent pas la Russie à participer à cette force de l'ONU, a indiqué vendredi l'ONU.

"Nous sommes sensibles au fait que la Russie envisage de fournir des troupes pour le Golan, mais l'accord de désengagement et son protocole, conclu entre la Syrie et Israël, n'autorisent pas les membres permanents du Conseil de sécurité à participer à la Fnuod (Force des Nations unies pour l'observation du désengagement sur le Golan), a expliqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

Il a ajouté qu'à la suite de la décision autrichienne, "la recherche d'autres pays contributeurs de troupes était en cours de manière active" mais n'a pas cité de pays qui se serait porté volontaire pour fournir un contingent.

Le Conseil de sécurité devait tenir des consultations à propos de la Fnuod vendredi après-midi.

"On ne se bouscule pas au portillon" pour remplacer les soldats autrichiens, a commenté à ce propos un diplomate de l'ONU qui n'espèrait "pas grand chose" des consultations au Conseil ce vendredi.

Seul Fidji s'était engagé il y a plusieurs semaines à fournir un contingent à la Funod -- à la suite des défections du Canada, du Japon et de la Croatie -- mais n'a pas donné suite pour l'instant.

"Compte tenu de la situation difficile qui se développe aujourd'hui sur le plateau du Golan, nous pourrions remplacer le contingent autrichien qui va quitter cette région", avait déclaré le président russe Vladimir Poutine, cité par les agences russes. Cette proposition ne pourra se concrétiser, avait-il souligné, que "si les puissances de la région sont intéressées, si le secrétaire général de l'ONU nous le demande".

L'Autriche a annoncé jeudi son retrait de la Fnuod en expliquant que le maintien de ses soldats n'était "plus possible" pour des raison de sécurité, compte tenu de l'extension du conflit syrien dans cette zone.

La Fnuod compte un millier d'observateurs autrichiens, philippins et indiens. Elle a été à plusieurs reprises prise pour cible et a été obligée de réduire ses patrouilles. Des Casques bleus philippins ont été pris en otages à deux reprises au cours des derniers mois.

La Fnuod est chargée depuis 1974 de faire respecter le cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

avz/rap

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