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La météo sera l'élément-clé Grand Prix du Canada, selon Fernando Alonso

07/06/2013 12:02 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - C'est bien beau les nouveaux pneus Pirelli, les réglages lors des essais, la place sur la grille de départ et tout ça... Mais au bout du compte, c'est la météo qui décidera de l'issue de la 44e présentation du Grand Prix du Canada, ce dimanche.

C'est du moins l'avis de Fernando Alonso, qui a réussi le temps le plus rapide des deux premières séances d'essais, vendredi, sur le circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame. Il a respectivement devancé Lewis Hamilton (Mercedes), Romain Grosjean (Lotus), Mark Webber (Red Bull), Nico Rosberg (Mercedes), Felipe Massa (Ferrari) et Sebastian Vettel (Red Bull), tous à moins d'une demi-seconde, lors de la deuxième séance disputée en après-midi.

Les essais de la matinée ont été l'affaire de Paul Di Resta (Force India), qui a réussi un tour rapide de 1:21,020 à la toute fin pour devancer Jenson Button (McLaren), Grosjean, Alonso et Kimi Raikkonen (Lotus). Ceux-ci se sont alors retrouvés à moins d'une seconde d'écart.

«Maintenant, nous avons beaucoup de données à analyser, a déclaré le pilote de l'écurie Ferrari après avoir inscrit un temps d'une minute et 14,818 secondes lors de la deuxième séance, lui qui s'était contenté du quatrième temps en matinée. Mais peu importe notre analyse des données et les améliorations que nous apporterons à la voiture, les facteurs concernant la météo auront plus d'impact que toute autre chose sur la course.»

Malgré les nuages gris qui ont été menaçants pendant toute la journée de vendredi, il n'a plu à grosses gouttes qu'avant la première séance d'essais, en milieu de matinée. Cette première séance a eu lieu sur une piste détrempée qui s'est asséchée au fil des passages des voitures, tandis que la deuxième période, en après-midi, s'est déroulée largement sur le sec, du moins jusqu'à ce qu'une pluie fine se manifeste lors des 15 dernières minutes de la séance d'une heure et demie.

Les nuages devraient se dissiper de plus en plus au fil du week-end, alors qu'une troisième séance d'essais et les qualifications auront lieu samedi. Les chances d'averses dispersées s'éleveront quand même à 40 pour cent samedi et dimanche. Jenson Button, qui a remporté la course montréalaise en 2011 dans des conditions pluvieuses, en est un qui espère que la pluie sera au rendez-vous.

«J'espère que ce sera plus mouillé que (vendredi), ou du moins qu'il y aura des conditions mixtes afin de pouvoir en tirer le meilleur parti possible», a avancé le pilote britannique, qui a enregistré le deuxième temps sur piste humide en matinée, vendredi, puis s'est contenté du neuvième temps, à plus d'une demi-seconde d'Alonso, en après-midi.

«Les performances dépendent beaucoup de la météo ici, a noté l'Australien Mark Webber (Red Bull), qui a réussi le quatrième temps lors de la deuxième séance après avoir affiché le 10e chrono en matinée. Nous verrons bien ce qui se présentera à nous quand nous ouvrirons les rideaux (samedi) matin.»

Alors que quelques pilotes seulement ont brièvement utilisé, lors de la première séance, les nouveaux prototypes de pneus Pirelli qui serviront peut-être à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne à la fin du mois, la majorité des écuries l'ont fait lors des premiers tours de la deuxième séance. La quasi totalité d'entres elles est toutefois revenue aux pneus habituels, qui serviront pendant le reste du week-end montréalais, après les 10 à 15 premières minutes de la séance — d'abord avec les gommes intermédiaires, puis les super-tendres.

Bien que certains pilotes ont eu de la difficulté à chauffer suffisamment les nouveaux prototypes, Grosjean a dit les aimer plutôt bien, même s'il n'a pas effectué suffisamment de tours pour vraiment donner une analyse des changements apportés. De son côté, Pirelli s'est consolé avec ce petit pas en avant même si les conditions humides ont empêché les écuries d'effectuer un nombre satisfaisant de tours.

«La première séance n'a rien donné de concluant mais pendant la deuxième séance, certaines équipes ont pu faire cinq à huit tours avec les nouveaux pneus, ce qui est bien, a déclaré Paul Hembery, directeur des sports automobiles chez Pirelli. Nous n'avons pas constaté une grande différence quand les voitures étaient en mode optimal. Dans certains cas, la température des pneus était de huit à 10 degrés plus basse que d'habitude, ce qui est beaucoup. Et nous avons eu de bons commentaires en ce qui concerne la maîtrise de la voiture.»

«Nous avons fait le plus de tours possible (avec les nouveaux pneus) afin d'en faire un portrait assez représentatif, mais il ne fallait pas perdre de vue notre préparation pour le Grand Prix de dimanche», a de son côté souligné Webber.

«Nous allons tirer tout ce que nous pouvons des analyses des équipes et nous verrons ensuite lundi quelle sera la marche à suivre pour la suite des choses», a ajouté Hembery.

En ce qui concerne la course de dimanche et les pneus déjà homologués qui serviront d'ici dimanche, Hembery a dit s'attendre à une épreuve où les écuries adopteront pas mal toutes une approche à deux arrêts aux puits.

«Il y en a peut-être qui vont tenter d'y aller avec seulement un arrêt, mais je m'attends à ce que les équipes en fassent deux, avec une vingtaine de tours sur les gommes super-tendres.»

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