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Denis Coderre rapatrierait les pouvoirs d'enquête de l'AMF à l'Hôtel de Ville

07/06/2013 08:12 EDT | Actualisé 07/08/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

La Ville de Montréal mènerait elle-même les enquêtes sur les entreprises qui soumissionnent dans le but d'obtenir d'importants contrats si le candidat à la mairie Denis Coderre est élu.

L'ancien député libéral de Bourassa explique que le mandat d'enquête serait confié à un éventuel Inspecteur général, un nouveau poste qu'il compte créer afin de réduire les risques de corruption. « Cet Inspecteur général là pourrait aussi donner la capacité d'avoir un processus de certification des entreprises qui vont faire des appels d'offres et de tenir ce registre, à ce moment-là t'as moins besoin de l'AMF », explique M. Coderre. « Ça veut dire que la métropole se prend en main, devient un modèle. »

M. Coderre a dévoilé ce projet, jeudi soir, lors d'un gala de la Ligue d'action civique, une organisation de lutte contre la corruption dans les municipalités québécoises.

Présentement, la tâche d'enquêter sur les entreprises qui soumissionnent à la Ville incombe à l'Autorité des marchés financiers (AMF) et à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Le gouvernement du Québec a octroyé ces pouvoirs d'enquête à l'AMF en vertu de la Loi 1, votée en décembre dernier.

S'il est élu, M. Coderre devrait encore convaincre Québec de lui transférer les pouvoirs conférés à l'AMF. « Y auront pas le choix, avance M. Coderre. Pourquoi? Parce que c'est ce que les Montréalais vont vouloir », estime-t-il.

L'éventuel Inspecteur général aura un rôle déterminant dans le processus de reconquête de la fierté des Montréalais. « Cet inspecteur général-là va être justement cet antidote au cynisme parce qu'on va être en mesure de mettre non seulement le doigt sur le bobo, mais de réagir immédiatement, en collaboration avec les services de police parce qu'il [ne] faut pas qu'on s'entrecroise dans les enquêtes. »

La Ville de Montréal a toutefois été confrontée à un problème de taille en avril dernier : octroyer des contrats à des entreprises à la réputation douteuse ou reporter des travaux. Les élus avaient voté - à l'unanimité - de confier des contrats à des entreprises dont la probité a été remise en question, notamment lors des audiences de la commission Charbonneau. L'autre option aurait été de reporter les travaux et laisser proliférer les nids-de-poule à compter du 15 avril.

Le maire Michael Applebaum, qui avait décidé de consulter les citoyens sur la question, avait fait fi de leur opinion puisque 60 % d'entre eux s'étaient prononcés contre l'octroi de contrats à des firmes éclaboussées par des allégations.

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