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Wall Street finit en hausse une séance décousue, avant l'emploi américain

06/06/2013 04:51 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

La Bourse de New York a achevé dans le vert une séance erratique jeudi, à la veille de chiffres très attendus sur l'emploi et le chômage aux Etats-Unis en mai: le Dow Jones a avancé de 0,53% et le Nasdaq de 0,66%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 80,03 points à 15.040,62 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 22,57 points à 3.424.05 points.

Le Standard & Poor's 500 s'est adjugé 0,85% (+13,66 points) à 1.622,56 points.

Comme la veille, les grands indices de Wall Street ont laissé transparaître la grande nervosité des investisseurs en affichant des mouvements très décousus, mêlant accès de volatilité et de frilosité.

"A l'image de cette semaine marquée par des mouvements violents, cette séance a montré à quel point le rapport sur l'emploi et le chômage (vendredi) est au coeur des préoccupations des investisseurs qui tentent au mieux d'anticiper ses conséquences" sur le marché, a noté Art Hogan, de Lazard Capital Markets.

Selon la prévision médiane des analystes, le taux de chômage devrait rester inchangé à 7,5% avec quelque 159.000 créations d'emploi en mai, en retrait sur les 165.000 annoncées pour avril.

Or, ces chiffres seront lus non seulement à la lumière de ce qu'ils permettent d'apprendre sur la reprise économique américaine, mais aussi en fonction de leur impact sur la politique monétaire américaine.

"Si les créations d'emplois arrivent bien au-delà des attentes, disons au-dessus de 200.000, cela serait interprété comme un signe que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait être amenée à ralentir prochainement ses rachats d'actifs" de 85 milliards de dollars chaque mois, a souligné M. Hogan.

S'ils ressortent relativement en ligne avec les attentes, "on pourra s'attendre à ce qu'elle continue sa politique", a jugé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital, ce qui serait positif pour le marché.

La politique très expansionniste de la Fed a largement participé à l'essor des indices boursiers ces derniers mois.

Mais, "si les statistiques sur l'emploi sont très mauvaises, cela pourrait indiquer que l'économie américaine s'achemine vers un réel ralentissement", a-t-il estimé, ce qui serait très négatif.

Après la déception des chiffres ADP dans l'emploi privé mercredi, le recul plus important que prévu des inscriptions au chômage au cours de la dernière semaine de mai a ainsi été bien accueilli jeudi.

Wall Street a également digéré les nouvelles en provenance d'Europe, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de laisser son taux inchangé à 0,50%, son plus bas niveau historique.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,075% contre 2,100% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,232% contre 3,260%.

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