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Transcontinental: le secteur médias marqué par un marché publicitaire difficile

06/06/2013 11:08 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le secteur médias de l'entreprise Transcontinental (TSX:TCL.A) continue d'être éprouvé par le marché publicitaire difficile, mais la direction n'y prévoit pas de nouvelles réductions d'effectifs.

Le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, a apporté cette précision, jeudi, lors d'une conférence téléphonique pour expliquer les résultats financiers du deuxième trimestre de l'exercice 2013.

Dans son communiqué, Transcontinental avait affirmé: «Quant au secteur des médias, l'environnement publicitaire difficile crée une pression sur les revenus. Le manque de visibilité quant à une reprise du marché publicitaire nous incite à poursuivre certaines mesures de rationalisation de coûts, afin de limiter les répercussions sur la marge bénéficiaire du secteur.»

Interrogé à ce sujet, M. Olivier a laissé entendre qu'il ne s'agirait pas d'un plan pour réduire les effectifs, mais d'autres mesures de contrôle des coûts dans son secteur médias.

«Pour ce qui est de réorganiser notre secteur médias, on a pas mal fait ce qu'on voulait faire. On a nommé un nouveau président et il a fait quelques changements, mais rien de majeur. Mais pour l'avenir, il n'y a rien de spécial, rien de prévu comme plan pour licencier des effectifs», a souligné en anglais M. Olivier.

Il s'agit plutôt d'une transformation que doit subir le secteur médias de Transcontinental. «Nous voulons réussir à nous transformer d'une organisation à un seul produit à une organisation à plusieurs produits», a affirmé M. Olivier, évoquant non seulement les magazines et journaux, mais aussi le Web, le multiplateforme.

Il admet cependant que le marché publicitaire demeure difficile et imprévisible. «Cela reste à voir. Le marché publicitaire est très difficile à prévoir. Personne ne peut prédire combien d'activité il va y avoir dans le marché publicitaire au Canada pour les six prochains mois. Si ça reste tranquille comme maintenant, on peut être serré», a commenté M. Olivier.

Les résultats de Transcontinental sont notamment marqués par l'acquisition de Quad/Graphics Canada et par la fin du contrat d'impression des circulaires de Zellers, en raison de la fermeture de magasins.

L'intégration de Quad va «très bien» et devrait entrer dans sa phase finale plus tard cette année, a rapporté M. Olivier.

Les revenus sont demeurés relativement stables au deuxième trimestre, passant de 522,4 millions $ en 2012 à 521,3 millions $ en 2013.

Le résultat net attribuable aux actions participantes ajusté de Transcontinental est passé de 35,5 millions $ ou 44 cents par action en 2012 à 34,8 millions $ ou 44 cents par action en 2013.

Le résultat net attribuable aux actions participantes est passé d'une perte de 106,2 millions $ au deuxième trimestre de 2012, soit 1,31 $ par action, à un profit de 27,5 millions $ pour la période correspondante de 2013, soit 35 cents par action.

Transcontinental a expliqué que ses acquisitions, notamment les imprimeries de Quad/Graphics Canada, les activités numériques de Redux Media et certaines activités d'édition dans le secteur des médias, ont contribué à équilibrer les revenus, qui ont été affaiblis par la fin du contrat d'impression et de distribution des circulaires de Zellers, par un environnement publicitaire difficile, et par les incitatifs accordés lors du renouvellement de certains contrats au deuxième semestre de 2012.

L'action de catégorie A de Transcontinental a clôturé en baisse de cinq cents à la Bourse de Toronto, à 11,70 $.

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