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Taux inchangés en zone euro

06/06/2013 08:33 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, maintenant son principal taux directeur à 0,5 %, en expliquant que l'amélioration récente des indicateurs économiques confortait sa prévision d'une reprise graduelle d'ici la fin de l'année.

Son président, Mario Draghi, a déclaré, lors d'une conférence de presse, que le maintien d'une politique monétaire accommodante et le redressement des marchés financiers « devraient contribuer à soutenir les perspectives d'une reprise économique dans le courant de l'année ». Et il a assuré que la politique de la BCE resterait accommodante aussi longtemps que
nécessaire.

Il a ajouté que la BCE continuait d'étudier les moyens à sa disposition pour soutenir le crédit aux petites et moyennes entreprises et relancer le marchés des titres adossés àdes créances, des instruments financiers qui permettent aux banques de réduire leur exposition au risque de crédit, donc de prêter plus facilement.

Mais Mario Draghi a reconnu qu'il ne fallait pas s'attendre à des mesures concrètes en la matière « à court terme ».

Les services de la banque centrale (Eurosystème) ont revu à la baisse leurs prévisions économiques pour la zone euro cette année et tablent désormais sur une contraction de 0,6 % du
produit intérieur brut (PIB) des 17 pays, avant une croissance de 1,1 % l'an prochain.

L'inflation, elle, devrait tomber à 1,4 % cette année et même à 1,3 % en 2014, donc nettement sous l'objectif d'un niveau « inférieur à mais proche de 2 % » que s'est fixé la BCE.

Mario Draghi a expliqué que le Conseil des gouverneurs avait évoqué la possibilité d'un taux négatif de rémunération des dépôts des banques. Une mesure exceptionnelle censée elle aussi favoriser le crédit et à laquelle la BCE est techniquement prête, mais qu'elle n'est pas disposée à utiliser « pour le moment ».

Prié de préciser si cette position faisait l'unanimité au sein du Conseil, Mario Draghi a expliqué qu'il existait un consensus sur le fait qu'« il n'y a pas de changement de direction qui justifierait une action immédiate ». Dans le passé, il a fait référence à un consensus pour évoquer une large majorité, pas forcément l'unanimité.

Reuters

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