NOUVELLES

Syrie: discussions pour remplacer les Casques bleus autrichiens sur le Golan

06/06/2013 02:04 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

L'ONU a entamé des discussions pour remplacer au sein de la Fnuod (Force des Nations unies pour l'observation du désengagement sur le Golan) les soldats autrichiens que Vienne a décidé de retirer à la suite de combats sur le Golan.

Ces combats entre l'armée et l'opposition syriennes, dans la zone de séparation entre Syrie et Isarël sur le Golan, ont fait deux blessés parmi les Casques bleus.

Des responsables de l'ONU "tiennent une réunion aujourd'hui avec les contributeurs de troupes" -- c'est-à-dire les pays qui fournissent régulièrement des soldats pour les opérations de maintien de la paix, a indiqué à la presse l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant. Le Conseil, présidé en juin par le Royaume uni, pourrait tenir des consultations vendredi à ce propos, a-t-il ajouté.

L'ONU est en contact avec Vienne pour examiner le "calendrier du retrait" autrichien "et aussi avec d'autres pays contributeurs de troupes pour fournir des soldats en remplacement", a indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

Le ministre autrichien de la Défense, Gerald Klug a annoncé que le retrait pourrait commencer le 11 juin et durer "entre deux et quatre semaines".

Au 31 mai dernier, la Fnuod comprenait 377 soldats autrichiens, 314 philippins et 193 indiens. Le Canada, le Japon et la Croatie ont retiré leurs troupes il y a quelques mois.

Le gouvernement fidjien a promis des soldats en remplacement mais ceux-ci ne sont pas encore arrivées.

"L'Autriche a été une composante essentielle de la mission et son retrait va affecter les capacités opérationnelles" de la Fnuod, a souligné M. Nesirky.

Dans une déclaration, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "déploré la décision de l'Autriche de se retirer", tout en rendant hommage à sa "contribution précieuse et ancienne" à la Force. Il indique qu'il "contacte les Etats membres pour identifier de manière urgente de nouveaux contributeurs".

"La présence de la Force dans cette zone est essentielle", ajoute le communiqué qui souligne "l'impact de plus en plus déstablisant" du conflit syrien sur les pays voisins.

La Fnuod a été à plusieurs reprises prise pour cible en raison des incursions de l'armée et des rebelles syriens dans la zone de sécurité, et a été obligée de réduire ses patrouilles. Des Casques bleus philippins ont été pris en otages à deux reprises au cours des derniers mois.

M. Nesirky a confirmé que deux Casques bleus avaient été légèrement blessés jeudi par des tirs de mortier qui ont touché leur campement près du point de passage de Qouneitra. Ils se trouvent "dans un état stationnaire", a-t-il ajouté, sans préciser leur nationalité.

Le gouvernement philippin a annoncé jeudi qu'un de ses Casques bleus avait été blessé par des éclats d'obus.

Selon M. Nesirky, Ban Ki-moon a "condamné cette attaque" et "demande à toutes les parties de respecter la liberté de mouvement et la sécurité" de la Fnuod. "Toute opération militaire dans la zone de séparation risque de faire monter la tension entre Israël et la Syrie et de mettre en danger le cessez-le-feu entre les deux pays", a-t-il ajouté.

La Fnuod, dont les membres sont équipés seulement d'armes de poing défensives, est chargée depuis 1974 de faire respecter le cessez-le-feu sur le plateau du Golan, région du sud-ouest de la Syrie occupée en grande partie par Israël.

avz/rap

PLUS:afp