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Les amateurs de F1 sont de retour à la journée portes ouvertes (VIDÉO)

06/06/2013 10:12 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

La journée portes ouvertes du Grand Prix du Canada de formule 1 est de retour après un an d'absence. L'événement connaît son habituel succès puisque des milliers d'amateurs étaient massés devant l'entrée avant l'ouverture des tourniquets du circuit Gilles-Villeneuve de l'île Notre-Dame.

Des enfants ont fait l'école buissonnière avec la complicité de leurs parents afin d'effleurer le milieu de la formule 1. L'activité est gratuite et attire plusieurs amateurs qui n'ont pas les moyens de s'offrir des billets pour les activités officielles de la course.

En plus de visiter les installations des différentes écuries, ils peuvent rencontrer quelques pilotes - souvent des pilotes d'essais - qui se trouvent sur les lieux.

L'activité avait été annulée l'an dernier en raison de la crainte que le site soit ciblé par des manifestants au moment où le Québec était secoué par la crise du printemps érable.

... et au centre-ville

Les amateurs sont également conviés à une série d'activités au centre-ville de la métropole. Des voitures ont commencé à être exposées sur la rue Peel en prévision des activités qui s'amorcent jeudi midi.

Le Grand Prix du Canada marque le début de la saison des festivals à Montréal.

Prostitution juvénile... l'envers de la médaille

S'il attire des milliers d'amateurs de course, le Grand Prix de formule un est également l'événement qui entraîne le plus de prostitution à Montréal, qui est déjà reconnu internationalement comme une plaque tournante du tourisme sexuel, selon la responsable du projet Mobilis, Pascale Philibert.

Mme Philibert explique que le Grand Prix favorise la prostitution en projetant une image sexualisée de la femme. « Le commerce sexuel entourant le Grand Prix favorise la demande », avance Mme Philibert qui déplore que les jeunes femmes soient de plus en plus recherchées.

Bien que les clients ne recherchent pas nécessairement des adolescentes, les proxénètes veulent les avoir parce qu'elles sont plus faciles à manipuler, selon Mme Philibert. « C'est très facile de les emmener faire n'importe quoi », précise-t-elle.

Les proxénètes pourchassent les jeunes filles jusque dans les centres jeunesse. Elles ont souvent été en contact avec ces criminels avant leur entrée au centre jeunesse, mais ils ne lâchent pas leurs victimes aussi facilement. Ils reviennent à la charge pour les attirer de nouveau dans leurs filets.

L'organisation du Grand Prix a une responsabilité morale envers les jeunes filles, selon Mme Philibert. « Du moment où ils utilisent le corps de la femme pour vendre, oui, à ce moment-là, il devrait parler des autres côtés », poursuit Mme Philibert.

Elle invite d'ailleurs les clients et les touristes qui consomment de la prostitution de prévenir les autorités dès qu'ils ont un doute sur l'âge de la jeune femme qui leur est proposée.

La responsable du projet Mobilis demande également aux parents d'être vigilants. Lorsqu'une adolescente a trop d'argent, trop de vêtements ou un cellulaire qu'ils n'ont pas eux-mêmes payé, ils doivent s'interroger et demander de l'aide au Centre jeunesse ou à la Direction de la protection de la jeunesse.

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