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Le pétrole ouvre en hausse à New York, dopé par les stocks et l'emploi US

06/06/2013 09:32 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole montaient jeudi à l'ouverture, soutenus par la chute d'une ampleur inattendue des réserves d'or noir aux Etats-Unis, le premier consommateur de brut au monde, et par un bon indicateur dans le secteur de l'emploi américain.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet montait de 87 cents à 94,61 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du pétrole new-yorkais continuaient à bénéficier de l'annonce la veille d'une baisse quinze fois plus importante que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis au cours de la semaine achevée le 31 mai, un signe jugé encourageant pour la demande en brut du géant américain.

Outre une chute de 6,3 millions de barils, le département américain de l'Energie (DoE), qui a publié ces chiffres, a fait part d'un léger rebond de la demande et d'un net recul des réserves du terminal de Cushing (Oklahoma, sud), où le pétrole qui sert de référence au WTI s'est accumulé ces derniers mois.

"Ce déclin est en partie dû à une baisse des importations et à une accélération de la cadence de l'activité des raffineries" américaines, ont souligné les experts de Commerzbank.

En revanche, si les réserves d'essence ont reculé, les stocks de produits distillés ont affiché une progression presque trois fois plus importante que prévu.

Sur le front de la demande, "le regain de bonne humeur lié à ces chiffres haussiers est également accentué par l'annonce d'un recul plus important que prévu des inscriptions au chômage" au cours de la dernière semaine de mai, a observé Bart Melek, de TD Securities.

Quelque 346.000 demandes d'allocations chômage ont été déposées pour la semaine achevée le 1er juin, soit moins que les attentes des analystes qui tablaient sur 348.000, et un recul de 3% par rapport à la semaine précédente.

"Cela renforce un peu la confiance des opérateurs avant les chiffres (mensuels) sur l'emploi" et le chômage en mai aux Etats-Unis, à paraître vendredi, a poursuivi M. Melek.

Très attendu, ce rapport mensuel est perçu comme un indicateur essentiel pour jauger la reprise économique de la première puissance mondiale.

D'autre part, la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de laisser son taux inchangé à 0,50%, son plus bas niveau historique, et la révision à la hausse des prévisions de croissance en zone euro en 2014 par l'institution, ont aidé l'euro à gagner du terrain face au billet vert.

Or tout accès de faiblesse du dollar tend à favoriser les achats de matières premières libellées dans cette devise, comme le brut, pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

ppa/are

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