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Grand Prix : retombées économiques à calculer

06/06/2013 05:59 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

Certaines personnes contestent la méthodologie utilisée pour calculer les retombées économiques des festivités entourant le Grand Prix du Canada, qui ont débuté jeudi à Montréal.

Alors que les trois paliers de gouvernement et Tourisme Montréal investissent 15 millions par année dans le Grand Prix, on estime à environ 90 millions de dollars les retombées économiques. Ces chiffres sont toutefois basées sur des estimations, et non pas sur des études concrètes.

« On n'a pas de chiffres à Montréal. On a des chiffres qui ne sont pas vérifiables. C'est ça le gros problème que plusieurs personnes soulignent en ce moment. C'est qu'on demande des opinions des acteurs économiques ou des organisateurs du Grand Prix ou d'organismes touristiques. Alors ces gens-là font de leur mieux pour nous dire ce qu'ils en pensent, mais il n'y a pas d'études fondamentales qui ont été faites », indique Benoit Duguay, professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

M. Duguay donne l'exemple d'une étude réalisée sur le Grand Prix de Melbourne, en Australie, un événement comparable à Montréal, qui a calculé des retombées économiques de seulement 32 millions de dollars.

De son côté, le porte-parole de Tourisme Montréal, Pierre Bellerose, confirme que les chiffres avancés ne sont pas vérifiables, mais défend tout de même l'importance de l'événement pour la ville.

« Je pense qu'on a de bonnes estimations. Ce ne sont pas des chiffres précis, mais avec ce qu'on sait qui se passe dans les hôtels, dans les rues comme la rue Crescent, dans les restaurants, oui on a une bonne idée approximative des retombées du Grand Prix. On a eu une année où il n'y a pas eu de Grand Prix, en 2009, et on a vu la chute très très importante de 25 % du taux d'occupation, de près de 30 % du prix des hôtels », indique M. Bellerose.

M. Bellerose avance également que les retombées médiatiques pour Montréal valent amplement les investissements qu'on y fait.

« C'est 300 millions de spectateurs, 150 pays au niveau de la diffusion. Ça vaut ça aussi des dizaines de millions qu'on ne comptabilise même pas », affirme-t-il.

D'après un reportage d'Anne Tessier-Bouchard

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