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Combats dans la partie syrienne du Golan: l'Autriche retire ses casques bleus

06/06/2013 07:54 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - L'Autriche a annoncé jeudi le retrait de ses 377 casques bleus déployés sur le plateau du Golan, après que des rebelles syriens eurent brièvement envahi un point de passage près de la frontière avec Israël.

À partir du côte israélien du Golan, des chars et des véhicules blindés pouvaient être vus jeudi à une distance d'environ un kilomètre, en territoire syrien. Une épaisse fumée et des flammes s'élevaient au loin.

Le chancelier autrichien Werner Fayman et son ministre des Affaires étrangères, Michael Spindelegger, ont déclaré que les combats sur la frontière du Golan, une zone démilitarisée sur le plateau pris par Israël à la Syrie en 1967, rendaient nécessaire le retrait des casques bleus.

«Ce développement (...) montre qu'il n'est plus justifié d'attendre», affirme un communiqué commun des deux dirigeants.

Le ministère israélien de la Défense a indiqué qu'il regrettait la décision et qu'il espérait que cela ne mène pas «à une escalade supplémentaire dans la région».

Les autorités israéliennes estiment que la chute du poste frontalier «symbolique» de Quneitra, situé sur une importante route vers Damas, aurait plus d'impact sur la guerre en Syrie que sur l'État hébreu. Quneitra est le seul point de passage sur la ligne de cessez-le-feu, et il est surtout emprunté par les casques bleus de l'ONU et les villageois druzes qui se déplacent entre les parties israélienne et syrienne du Golan.

Des responsables militaires israéliens, qui avaient précédemment affirmé que le poste de Quneitra était passé sous le contrôle des rebelles syriens, ont affirmé en après-midi que la situation restait «fluide» sur le plateau du Golan et que les combats se poursuivaient du côté syrien. Ces responsables ont réclamé l'anonymat pour discuter d'une évaluation stratégique confidentielle.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les rebelles ont attaqué les points de contrôle du régime syrien et des véhicules blindés, avant de s'emparer brièvement du point de passage, situé près de la vieille ville de Quneitra.

L'organisation, qui s'appuie sur un réseau de sources sur le terrain, a précisé que des combats intenses entre les forces du régime et les rebelles se poursuivaient dans la région. Aucun bilan des victimes n'était disponible dans l'immédiat.

Plus tôt jeudi, l'armée philippine avait annoncé que l'un de ses casques bleus avait été blessé à la jambe par un tir d'artillerie ou d'obus de mortier tombé sur le camp Ziouni, une base logistique de l'ONU sur le plateau du Golan.

La chaîne publique syrienne Al-Ikhbariyah TV a nié que les rebelles aient pris le contrôle du passage de Quneitra, affirmant que l'armée poursuivait des «terroristes» dans le Golan.

L'armée israélienne n'a pas confirmé que le passage avait été pris par les rebelles syriens, mais a indiqué que la région avait été déclarée «zone militaire fermée» et que les journalistes ne pouvaient y accéder en raison des combats.

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