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Un soldat américain accusé d'avoir tué 16 Afghans plaide coupable

05/06/2013 12:29 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT

Le soldat américain accusé d'avoir tué 16 villageois afghans en mars 2012 a plaidé coupable mercredi devant une cour martiale près de Seattle, dans l'Etat de Washington (nord-ouest), espérant échapper ainsi à la peine de mort.

Flanqué de ses deux avocats, le sergent Bales, âgé de 39 ans, a plaidé coupable de 16 chefs d'inculpation pour assassinat, lors d'un massacre perpétré dans le sud de l'Afghanistan.

Son avocat avait annoncé la semaine dernière que ce plaider coupable était le fruit d'un accord avec l'accusation pour lui éviter la peine de mort.

Interrogé par le juge militaire, le colonel Jeffery Nance, s'il comprenait que son plaider coupable était définitif, l'accusé a lâché de manière ferme "Oui, monsieur".

La date de son procès a été fixée au 19 août. Le soldat sera jugé par un jury de douze membres, composé à un tiers de militaires. Les procureurs n'ont pas confirmé mercredi qu'ils ne demanderaient plus la peine de mort.

Le soldat est accusé d'avoir, au milieu de la nuit du 11 mars 2012, quitté sa base du district de Panjwayi, dans la province de Kandahar, et tiré sur des civils, tuant principalement des femmes et neuf enfants. Entre ses assauts, il était revenu par deux fois à sa base, s'était confié à un collègue puis s'était rendu.

Dès le lendemain de la tuerie, le secrétaire à la Défense Leon Panetta avait affirmé que son auteur encourrait la peine de mort.

Son avocat, John Browne, a annoncé la semaine dernière avoir "passé un accord avec l'armée pour que la peine de mort soit retirée à condition que Robert Bales plaide coupable".

Lors d'une audience préliminaire en novembre, la famile du sergent avait tenté de démontrer son innocence décrivant un homme "courageux et respectable" et son avocat avait évoqué l'influence de l'alcool, de médicaments et du stress auquel était soumis son client avant cette tragédie.

L'accusation avait dépeint un acte "haineux et méprisable".

Cette équipée meurtrière s'était ajoutée à une série d'incidents qui avaient tendu un peu plus les relations entre Washington et le président Hamid Karzaï, notamment l'incinération de corans sur la base de Bagram, ou encore la diffusion de photos de Marines urinant sur des cadavres.

Le dernier soldat américain a avoir été exécuté est John Bennet en avril 1961 après avoir été condamné pour viol et tentative de meurtre, selon le Centre d'information sur la peine de mort.

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