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Turquie: des militants présentent leurs demandes pour mettre fin aux manifestations

05/06/2013 06:45 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT
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A girl holds a Turkish flag during a demonstration in Ankara on June 4, 2013. Turkey's Islamic-rooted government said Tuesday it had 'learnt its lesson' and appealed for an end to mass street protests that have convulsed the country for days in the worst political crisis in a decade. The United Nations joined Washington in pressing for a full investigation into allegations of excessive use of police force against anti-government demonstrators while Turkey's main union federation launched a two-day strike over what it branded 'state terror'. AFP PHOTO / ADEM ALTAN (Photo credit should read ADEM ALTAN/AFP/Getty Images)

ANKARA, Turquie - Des militants turcs ont présenté mercredi au gouvernement une liste de demandes pour mettre fin aux manifestations antigouvernementales qui défèrlent sur le pays depuis plusieurs jours, au moment où la police arrêtait 25 personnes à qui elle reproche d'avoir utilisé les réseaux sociaux pour aviver la colère populaire.

Le premier ministre adjoint a tenté de calmer le jeu en rencontrant le groupe qui a voulu empêcher l'abattage de plusieurs arbres de la place Taksim, à Istanbul, donnant naissance à d'importantes manifestations contre le gouvernement de plus en plus autoritaire de Recep Tayyip Erdogan.

Un groupe de défense des droits de la personne affirme que 3300 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations, mais que la majorité d'entre elles ont depuis été libérées. Un millier de personnes auraient aussi été blessées.

Le groupe militant a dénoncé l'attitude de M. Erdogan et demandé au gouvernement de suspendre le plan de redéveloppement de la place Taksim. Il réclame aussi la fin du recours aux gaz lacrymogènes par la police, la libération immédiate de tous les manifestants incarcérés et la levée des restrictions sur la liberté de parole et de rassemblement.

Le groupe demande enfin que les responsables de la violente répression — y compris les gouverneurs et les officiers de la police — soient remplacés.

Il n'était toutefois pas évident que le groupe parlait au nom des dizaines de milliers de manifestants qui sont descendus dans les rues du pays, ou que ceux-ci obéiraient à une éventuelle demande pour mettre fin aux manifestations. La situation demeurait plutôt calme, mercredi, même si des milliers de syndiqués en grève ont défilé dans le centre d'Ankara.

Des échauffourées un peu plus violentes ont toutefois éclaté pendant la nuit à Ankara et à Antakya, où un manifestant est mort plus tôt cette semaine après avoir apparemment reçu un coup à la tête.

Pendant ce temps, l'agence de presse publique Anadolu rapporte que les suspects ont été interpelés dans la ville d'Izmir pour avoir possiblement incité la population à la haine. La police recherche toujours 13 autres personnes.

Les principaux médias turcs ont été critiqués pour leur timidité dans la couverture de la brutalité policière qui a donné naissance aux manifestations, vendredi dernier. De nombreux Turcs se sont tournés vers les médias sociaux pour s'informer.

M. Erdogan a déclaré que les manifestations ont été organisés par des extrémistes marginaux. Il estime que les médias sociaux représentent la pire menace à la société.

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