Radio-Canada devient «ICI» mais reste Radio-Canada !

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Le diffuseur public a annoncé ce matin qu’il changera d’appellation pour «Ici» tout en conservant son nom historique Radio-Canada.

Lors d’un point de presse, Louis Lalande, le vice-président principal de Radio-Canada et Guylaine Bergeron, directrice générale des communications ont dévoilé les grandes lignes de ces transformations.

Le diffuseur public a déjà commencé une campagne d’information qui vise à informer le public de son changement. Dorénavant, il faudra utiliser l’appellation «Ici». Toutefois, Louis Lalande a tenu à préciser que le terme Radio-Canada ne va pas s’effacer pour autant.

«Personne ne veut faire disparaître Radio-Canada. Ce qu’on fait, c’est qu’on regroupe l’ensemble des signatures qui associeront désormais les chaînes de télévision, les radios et les sites web du diffuseur public au dénominateur commun "Ici". En mode de lancement, on va continuer à entendre "Ici Télé, une chaine de Radio-Canada"» a-t-il déclaré avant de préciser avoir obtenu les autorisations du gouvernement fédéral.

Par contre, le logo demeure le même. «Il est l’un des plus reconnus au pays. Il reste encore très moderne et actuel. Alors, c’est sûr qu’on le garde», a ajouté Mme Bergeron.

Ainsi, les différentes plateformes auront les déclinaisons suivantes : «Ici Télé», «Ici Tou.tv», «Ici Artv», «Ici.ca» etc. Même les stations installées en régions seront concernées puisqu’il faudra s’habituer à attendre «Ici Sherbrooke» ou «Ici Trois-Rivières.»

«Notre but est de créer une identité forte comme groupe média de service public. Ici nous est déjà naturellement associé, car c’est un mot que l’on utilise depuis toujours au sein de la société d’État dans l’expression "Ici Radio-Canada". Le terme représente la rapidité, l’immédiat, et la proximité», a déclaré le vice-président.

L’objectif : recréer Radio-Canada. Rien de moins. «Nous voulons en faire une organisation plus ouverte et flexible. On doit s’assurer qu’on est indispensable. Ce n’est pas seulement un slogan, mais un ambitieux chantier», a-t-il poursuivi.

400 000 $ pour se relooker

On le savait déjà. Les médias avaient fuité en mars dernier que la direction se penchait depuis un certain temps sur un vaste projet qui vise à rajeunir la société d’État. Des sondages et des études ont été faits et une firme publicitaire a été mandatée pour repenser l’image de l’institution vieille de 77 ans. Des frais externes qui ont couté 400 000 $.

«Nos auditoires ont changé. Ils ont des demandes plus exigeantes. Ils veulent davantage de participation. Les comportements ont également évolué. Le multiplateforme fait maintenant partie des habitudes. Les gens ont plus de possibilités et beaucoup moins de loyauté envers les médias qu’ils choisissent pour s’informer ou se divertir, en particulier les plus jeunes», a-t-il expliqué.

Selon Louis Lalande, Radio-Canada n’a pas d’autre choix que de réagir face à la complexité du monde des médias en pleine mutation. «Pour permettre au diffuseur public de demeurer présent, il faut nous adapter aux nouvelles réalités. Je ne vous apprends rien en disant que tout l’écosystème des médias francophones est en train de se redéfinir. Devant ces défis, on a deux choix : soit, on se laisse porter par le vent ou on prend une position de leadership. On a décidé de prendre notre position en décidant de repenser Radio-Canada.»

Et les défis pour y arriver sont grands, puisque la société d’État doit faire face à des compressions budgétaires importantes. «On a moins d’argent pour répondre aux attentes, mais on doit être présent dans un grand nombre de plateformes dont plusieurs sont contrôlés par nos concurrents. De plus, on doit le faire dans un cadre de politiques publiques qui n’offre plus à la société d’État la même protection qu’avant, mais qui nous impose quand même des exigences importantes pour remplir notre vaste mandat», a déclaré le vice-président.

Devant les pressions financières et l’environnement concurrentiel, Radio-Canada s’apprête donc à vivre une refonte totale d’ici l’été prochain. «D’une part, nous voulons changer la perception des gens sur la société d’État qu’ils jugent trop conservatrice ou ennuyante. Et d’autre part, nous voulons simplifier nos processus de travail et nos façons de faire afin d’alléger les coûts et rendre le diffuseur public plus flexible», a-t-il dit.

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