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Pétrole/Iran: Washington prolonge ses exemptions de sanctions pour neuf pays

05/06/2013 05:01 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont prolongé mercredi leurs exemptions de sanctions sur les achats de pétrole iranien pour neuf pays, dont les géants chinois et indien voraces en énergie, a annoncé le secrétaire d'Etat John Kerry.

Aux yeux de Washington, ces neuf économies (Chine, Inde, Malaisie, Corée du Sud, Singapour, Afrique du Sud, Sri Lanka, Turquie et Taiwan) ont pris des mesures pour réduire, voire cesser, leurs importations de brut iranien et elles ne sont pas concernées par les sanctions économiques américaines contre l'Iran sur son programme nucléaire.

Les dispenses de sanctions accordées depuis le 20 mars 2012 ont été prolongées de 180 jours, selon un communiqué de M. Kerry.

Sa prédécesseur Hillary Clinton avait pris la même mesure d'exemption en décembre pour ces neuf pays et John Kerry l'avait lui-même accordée en mars pour 11 économies, dont dix de l'UE (Japon, Belgique, République tchèque, France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne et Royaume-Uni).

Au total, ces 20 pays "ont continué à réduire de manière significative le volume de leurs achats de brut à l'Iran ou ont complètement cessé de tels achats", s'est félicité le ministre.

"Les Etats-Unis et la communauté internationale demeurent côte à côte pour maintenir la pression sur le régime iranien jusqu'à ce qu'il réponde aux inquiétudes sur son programme nucléaire", a martelé le chef de la diplomatie américaine.

En vertu d'une loi votée en 2011, les Etats-Unis sanctionnent les institutions financières commerçant avec la banque centrale iranienne, qui gère les exportations de brut de Téhéran.

Mais des exemptions ont été accordées à des pays ayant démontré selon Washington qu'ils réduisent leurs achats de brut à la République islamique. Ces dérogations font l'objet d'examens tous les six mois.

Les grandes puissances et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

nr/are

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