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La Turquie n'est pas une "démocratie de seconde classe", assure Washington

05/06/2013 03:46 EDT | Actualisé 05/08/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont assuré mercredi que leur allié turc, aux prises avec un vaste mouvement de contestation, n'était pas une "démocratie de seconde classe" après un entretien téléphonique vif entre le secrétaire d'Etat John Kerry et son homologue turc Ahmet Davutoglu.

Le département d'Etat a confirmé que les deux chefs de la diplomatie avaient conversé mardi soir, notamment de la Syrie, mais aussi des "inquiétudes du secrétaire d'Etat concernant la situation sur le terrain" des manifestations en Turquie.

M. Kerry avait lui même condamné lundi l'usage "excessif de la force" par la police turque et réclamé une "enquête complète sur ces incidents".

En réponse à ces critiques, le ministre Davutoglu a rétorqué à son homologue américain au téléphone que "la Turquie n'(était) pas une démocratie de seconde classe", a révélé à l'AFP un diplomate turc.

Interrogée pour savoir si Washington considérait Ankara comme une "démocratie de seconde classe, de second rang", la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Paski, s'est contenté d'un "non". Visiblement embarrassée, elle n'a pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si la Turquie était alors une "démocratie de première classe".

Washington s'est exprimé à quatre reprises depuis vendredi sur les manifestations en Turquie, l'exhortant à "respecter les libertés d'expression, d'association et de rassemblement". La Maison Blanche a toutefois salué les excuses du vice Premier-ministre turc Bülent Arinç aux victimes de violences policières.

Ankara est très proche de Washington, notamment au sein de l'Otan, et les deux pays coopèrent étroitement sur le conflit en Syrie.

En outre le président Barack Obama et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, bête noire des manifestants, sont réputés entretenir des liens chaleureux. Ce dernier avait été reçu avec tous les honneurs à la Maison Blanche le 17 mai.

nr/jca

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