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Syrie: Washington évasif sur la conférence de paix Genève 2

04/06/2013 06:31 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis préparent la conférence de paix sur la Syrie, dite Genève 2, a assuré mardi le département d'Etat, tout en restant évasif sur la date, le menu et les participants à cette réunion internationale censée oeuvrer à un règlement politique du conflit.

La sous-secrétaire d'Etat aux Affaires politiques Wendy Sherman et son adjointe pour le Proche-Orient Elizabeth Jones étaient en route vers Genève pour rencontrer mercredi leurs homologues russes et le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi, a indiqué la porte-parole du ministère, Jennifer Psaki.

"Ils discuteront du programme, des participants, de toutes ces questions. Je ne sais pas si ce sera déterminant" en vue de la conférence Genève 2, s'est-elle bornée à dire.

Cette réunion internationale a été proposée début mai par les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, pour tenter d'ouvrir des négociations entre Damas et l'opposition syrienne. Un éventuel règlement politique doit suivre les contours d'un accord international scellé le 30 juin 2012 à Genève, mais jamais appliqué.

Prévue en juin, Genève 2 pourrait se tenir en juillet.

Le régime syrien a donné son accord de principe pour y participer, mais le président Bachar al-Assad a redit vouloir rester au pouvoir jusqu'aux élections de 2014, voire se représenter.

Mais pour venir à Genève 2, l'opposition exige au préalable la démission du président Assad, l'arrêt des combats et le départ de Syrie de combattants de l'Iran et du Hezbollah.

Ces derniers jours, cette opposition n'a pas réussi à se doter d'une nouvelle direction politique unifiée.

"Les Etats-Unis sont impliqués depuis le début pour aider l'opposition. Mais il y a beaucoup de défis, ce n'est pas facile", a reconnu Mme Psaki. "Nous faisons face à un régime bien organisé contre une opposition qui tente encore de se coordonner et d'élire des dirigeants", a encore admis la porte-parole de la diplomatie américaine.

M. Kerry avait lui-même lâché lundi qu'un éventuel réglement politique en Syrie était "un processus difficile dans lequel (les Etats-Unis) sont intervenus tardivement".

nr/are

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