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Syrie: Ban Ki-moon "écoeuré" par le rapport de la commission d'enquête

04/06/2013 02:38 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon juge "écoeurant et atterrant" le nouveau rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur la guerre en Syrie, a indiqué mardi son porte-parole Martin Nesirky.

Dans son dernier rapport devant le Conseil des droits de l'homme, la commission d'enquête souligne que "crimes de guerre et crimes contre l'humanité sont devenus une réalité quotidienne en Syrie", citant notamment l'usage d'armes chimiques, des massacres et l'usage de la torture.

Selon M. Nesirky, Ban Ki-moon a lu le rapport et "franchement, il trouve le catalogue d'atrocités contenu dans ce rapport à la fois écoeurant et atterrant".

Ce rapport, a estimé le porte-parole, renforce encore la nécessité de trouver une solution diplomatique à ce conflit et d'autoriser les experts de l'ONU à enquêter sans entrave sur place sur l'utilisation d'armes chimiques.

La commission d'enquête estime qu'"il y a des motifs raisonnables de penser que des quantités limitées d'agents chimiques ont été utilisées" à quatre occasions au moins dans le conflit.

Damas a refusé de laisser l'équipe d'experts dirigée par Ake Sellstrom d'enquêter sur les allégations d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, exigeant qu'elle se concentre sur les cas présumés d'utilisation par l'opposition.

"Une enquête crédible et complète réclame un accès total aux endroits où des armes chimiques sont censées avoir été utilisées et seule une enquête sur le terrain pourrait démontrer que des armes chimiques ont été effectivement utilisées", a expliqué M. Nesirky.

"Le secrétaire général affirme depuis longtemps qu'il faut pousser davantage et plus vite à une solution politique de ce carnage", a-t-il ajouté.

Des représentants des Etats-Unis, de la Russie et de l'ONU doivent se rencontrer mercredi à Genève pour préparer le terrain à une conférence internationale sur la Syrie. Celle-ci aurait dû se tenir fin mai mais n'aura sans doute pas lieu avant juillet en raison des difficultés à fixer une date et une liste de participants.

M. Ban "espère qu'il y aura des progrès à Genève en direction de la conférence internationale", a souligné M. Nesirky.

avz/rap

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