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Stérilisation:des vérifications sont en cours dans d'autres hôpitaux, dit Hébert

04/06/2013 01:26 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - Après vérifications, l'Hôtel-Dieu de Lévis s'avère le seul hôpital québécois à avoir mal suivi les procédures de stérilisation d'un appareil, a indiqué mardi le cabinet du ministre de la Santé, Réjean Hébert.

En matinée, le ministre avait affirmé que le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ainsi que l'Hôpital Saint-Luc, l'Hôpital Notre-Dame et l'Hôpital général juif, à Montréal, utilisaient le même appareil.

L'Hôtel-Dieu de Lévis a annoncé lundi qu'une négligence dans la procédure de désinfection d'un échoendoscope l'obligeait à faire passer des tests préventifs de dépistage de l'hépatite ou du VIH à environ 1000 patients.

En fin de journée mardi, l'attachée de presse Ariane Lareau a affirmé que les autres hôpitaux qui utilisent l'échoendoscope ont efficacement suivi les procédures de stérilisation.

«Après vérifications, on nous assure que l'entretien des appareils utilisés, comme celui qui est utilisé à Lévis, est fait de façon adéquate et conforme au protocole, a-t-elle dit. On nous assure qu'il n'y a pas de problèmes et qu'on peut rassurer la population à cet effet.»

L'Hôtel-Dieu de Lévis a admis sa responsabilité dans la manière de stériliser son échoendoscope. Un représentant de l'établissement a affirmé lundi que le risque de transmission de maladies était «excessivement faible».

M. Hébert a expliqué mardi qu'un malentendu entre le fabricant de l'appareil et l'Hôtel-Dieu de Lévis était à l'origine du problème de stérilisation.

Le ministre s'est fait rassurant concernant la possibilité que d'autres problèmes de stérilisation puissent être constatés sur des appareils dans le réseau de la santé.

«Actuellement les mesures de surveillance, au niveau du contrôle des infections, sont en place», a-t-il dit.

M. Hébert a lui aussi estimé que les risques de contamination sont minimes, à l'hôpital de la région de Québec, qui a mal suivi le protocole de stérilisation de juin 2005 à mai 2013.

«Il n'est même pas sûr qu'on trouve un cas où il y a eu contamination. Dans la littérature, on trouve trois cas de rapportés, alors c'est un risque qui est vraiment très minime, a-t-il dit. La preuve que nos mécanismes fonctionnent, c'est qu'on ait pu détecter ce problème à l'Hôtel-Dieu de Lévis.»