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Manifestations en Turquie: Washington salue les excuses de Ankara

04/06/2013 03:35 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont salué mardi les excuses présentées par un haut responsable gouvernemental turc après la répression de manifestations, et appelé à une enquête sur les circonstances des violences qui ont fait deux morts dans ce pays allié de Washington.

Plus tôt mardi, le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç a présenté des "excuses" et appelé les manifestants, désormais soutenus par des syndicats, à rentrer chez eux, après avoir reconnu comme "légitimes" les revendications d'écologistes face à un projet immobilier à Istanbul, à l'origine de la fronde.

Les violences des quatre derniers jours ont fait tache d'huile dans le pays. Deux personnes ont été tuées, tandis que plus de 1.500 ont été blessées à Istanbul et au moins 700 à Ankara, selon les organisations de défense des droits de l'homme et les syndicats de médecins.

"Nous saluons les déclarations du vice-Premier ministre qui a présenté des excuses pour le recours excessif à la force et nous continuons à accueillir favorablement les appels à une enquête sur ces événements", a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

La veille, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait condamné l'usage "excessif" de la force par la police contre les manifestants en Turquie et avait réaffirmé l'attachement des Etats-Unis aux "libertés d'expression et de rassemblement".

Dans un souci d'apaisement, le président turc Abdullah Gül avait exhorté lundi les manifestants à cesser leur mouvement, assurant qu'ils avaient été entendus.

"Nous saluons les efforts du président Gül et d'autres pour calmer les choses", a réagi mardi la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki, indiquant que M. Kerry devait s'entretenir par téléphone avec son homologue Ahmet Davutoglu pour lui "exprimer ses inquiétudes quant aux actions de la police".

Ankara est un très proche allié de Washington, notamment au sein de l'Otan, et les deux pays coopèrent étroitement sur le dossier syrien.

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