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Mandat de lock-out pour l'Association de la construction du Québec

04/06/2013 10:22 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

L'Association de la construction du Québec (ACQ) a reçu le mandat de lock-out de la part des entrepreneurs qu'elle sollicitait depuis quelques semaines afin de contrecarrer la menace de grève générale illimitée des travailleurs de la construction.

L'ACQ dit avoir consulté les employeurs un peu partout au Québec afin « de se doter d'un outil de réparation prévu dans la loi pour contrer les débordements et abus qui pourraient survenir lors de l'exercice de moyens de pression syndicaux ». Le dernier vote s'est tenu lundi soir à Sept-Îles.

Les entrepreneurs du secteur institutionnel-commercial se sont prononcés à 95 % pour un mandat de lock-out et ceux du secteur industriel à 97 %.

Dans un communiqué, l'ACQ se dit « consciente des conséquences d'un arrêt de travail sur les chantiers » et soutient ne vouloir déclarer un lock-out que « si la sécurité des travailleurs, la sécurité des installations et des bâtiments des donneurs d'ouvrage, et la sécurité des entreprises de construction sont menacées ».

Les 175 000 travailleurs de la construction du Québec ont adopté un mandat de grève générale illimitée qu'ils pourraient déclencher le 17 juin si aucune entente n'intervient d'ici là entre les syndicats qui les représentent et les associations patronales. Selon l'ACQ, trois nouvelles rencontres de négociations sont prévues les 5, 6 et 7 juin en présence d'un conciliateur.

Les employeurs en appellent au « réalisme » des leaders syndicaux, qui auraient des demandes très nombreuses et coûteuses, tant au niveau monétaire qu'administratif. Ils soutiennent que l'Alliance syndicale a provoqué la rupture des négociations le 8 mai en déposant une proposition finale.

Au coeur du litige

Les horaires de travail et les salaires sont au coeur du litige. Les employeurs tentent notamment d'obtenir un allongement des heures de travail et une obligation de travailler sur six jours sans heures supplémentaires. L'ACQ demande également que les huit premières heures supplémentaires soient payées à temps et demi, alors qu'elles le sont présentement à temps double.

Les travailleurs réclament des augmentations de salaire de 12,7 % au cours des quatre prochaines années, soit 3,7 % la première année et 3 % par année au cours des trois suivantes.

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