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Les Bruins retournent à domicile et pourraient balayer les Penguins

04/06/2013 05:27 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

BOSTON - Sidney Crosby et ses Penguins n'ont plus d'impact.

Les Penguins ont terminé au premier rang de la LNH au chapitre des buts marqués en saison régulière. Ils ont présenté une moyenne de 4,27 buts par match lors des deux premières rondes éliminatoires. Et ils en ont marqué 13 lors des deux derniers matchs de la série demi-finale de l'Association de l'Est.

Depuis ce temps?

Plus rien.

Les Penguins n'ont inscrit qu'un seul but lors des deux défaites subies à domicile contre les Bruins de Boston. Pour y retourner cette saison, ils doivent triompher mercredi ou vendredi et éviter ce qui semblait improbable il y a quelques jours à peine — être balayés dans cette série finale de l'Association de l'Est au meilleur des sept matchs.

«En ce moment, nous n'aimons pas ce que nous voyons, en déficit de 0-2. Ils sont en contrôle», a dit l'entraîneur-chef des Penguins Dan Bylsma. «Je ne crois pas que nous soyons frustrés par le fait que nous n'ayons pas marqué autant qu'eux, particulièrement dans le match no 2.»

Les Bruins ont remporté le premier match 3-0, mais ils menaient 1-0 après 40 minutes de jeu. Le deuxième affrontement a été différent. Ils ont pris les devants 4-1 après le premier tiers, et ont finalement écrasé les Penguins 6-1 lundi soir. L'intensité des Penguins s'atténuait au fur et à mesure que la rencontre avançait.

«Je n'ai rien fait, je n'ai rien changé. On dirait qu'à chaque fois que la rondelle rebondissait vers nous, ça se terminait par un revirement en leur faveur», a confié Crosby. «Nous leur avons donné le match. Nous n'avons rien fait afin de nous donner une chance de l'emporter.»

Ajoutez à cela la défensive disciplinée des Bruins, et leur attaque agressive et structurée — et les conversations qui ont précédé la série et qui établissaient généralement les Penguins comme étant les grands favoris semblent ne faire aucun sens.

Tout comme les conversations dans lesquelles il est admis que les Bruins auront un parcours sans embûche jusqu'en finale de la Coupe Stanley.

L'entraîneur-chef des Bruins Claude Julien a d'ailleurs déclaré que son équipe ne prenait rien pour acquis.

«Nous devrons être encore meilleurs que lors des tours précédents parce qu'ils joueront avec l'énergie du désespoir», a abondé l'attaquant des Bruins David Krejci.

Tandis qu'elle songe à ses problèmes et aux solutions pour les éliminer, l'attaque des Penguins pourrait se réveiller à tout moment.

«Il faut penser à ce que nous devons faire dans le prochain match», a mentionné le défenseur des Bruins Andrew Ference, «et non nous féliciter pour ce que nous avons fait jusqu'ici.»

Remporter les deux premiers matchs d'une série est certes une bonne façon de l'entamer, mais ça n'assure pas qu'elle se termine sur une bonne note. Les deux équipes ont effacé des déficits de 0-2 avant de soulever la coupe Stanley.

En 2009, les Penguins ont concédé les deux premiers matchs aux Red Wings de Detroit par une marque combinée de 6-2 avant de remporter quatre des cinq matchs suivants pour s'adjuger leur premier championnat depuis 1992.

En 2011, les Bruins ont perdu leurs deux premiers matchs de premier tour à domicile contre le Canadien de Montréal avant de remporter les deux suivants et d'accéder à la ronde suivante en marquant en prolongation lors du match no 7. Ils ont entamé la série finale de la même manière, s'inclinant à deux reprises contre les Canucks de Vancouver, avant de savourer leur première conquête de la coupe Stanley depuis 1972 en l'emportant 4-0 à Vancouver lors du match no 7.

Mais lors de la saison précédente, les Bruins avaient remporté les trois premiers matchs de la série demi-finale de l'Est contre les Flyers de Philadephie avant de perdre les quatre suivants.

«Nous comptons sur beaucoup de joueurs qui ont vécu cette expérience et qui ont été de chaque côté de la médaille», a rappelé Ference. «Tu peux vraiment te fier sur ton expérience et éviter de discuter de ce qui pourrait se produire, parce que nous l'avons tous vécu. Je crois que dans cette équipe, que ce soit pour venir de l'arrière ou parce qu'une équipe vient de l'arrière contre nous, nous avons vécu cette expérience ensemble et nous avons tous tiré des leçons que nous avons retenues.»

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