NOUVELLES

Le Train de l'Est sur la bonne voie

04/06/2013 06:58 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Les citoyens de l'Est de Montréal se sont faits promettre un train de banlieue dans les années 80. Il devait entrer en service en 2009 et coûter 300 millions de dollars.

Texte d'Anne-Louise Despatie

Aujourd'hui, le projet est réalisé aux trois quarts mais, avec une enveloppe beaucoup plus élevée. Le train aura coûté 671 millions de dollars.

« Ce qui primait en 2006, c'était l'échéancier par rapport aux coûts, explique le nouveau PDG de l'Agence métropolitaine de Transport, Nicolas Girard. En 2012, tout a changé : ce qui prime maintenant, c'est le contrôle des coûts par rapport à l'échéancier. C'est un changement de philosophie ». Un enquête du Vérificateur général du Québec est en cours sur l'ensemble du processus.

(Carte interactive)

Si les choses vont au même train, le service devrait commencer à la fin de 2014. Les dix gares de l'est de Montréal et les trois gares de Repentigny, Terrebonne et Mascouche seront réalisées. Il faut y ajouter les 13 kilomètres de nouvelles voies reliant ces 3 villes. Elles sont en construction au centre de l'autoroute 640. Un parcours de 52 kilomètres en tout, de la gare centrale jusqu'à Mascouche.

L'AMT mise gros sur les trains de banlieue. Elle a commencé des négociations avec le CN en vue d'acheter la ligne de Deux-Montagnes qui est entièrement électrifiée. Et pour son train de l'Est, le seul dépassement que l'AMT veut se permettre, c'est celui des prévisions relatives aux nombres d'usagers. On espère ajouter rapidement des fréquences aux 16 départs qui sont prévus à partir de Mascouche tous les jours.

L'important, c'est que le service fonctionne

Il y a 10 ans, Transport 2000 avait proposé un autre tracé : 2 voies ferrées qui permettaient de couvrir l'Est de Laval, à partir de Mascouche et tout l'Est de Montréal, à partir de Repentigny. Une solution plus logique et économique, selon son directeur général, Normand Parisien. Cependant, maintenant que le projet est presque réalisé, Transport 2000 ne demande qu'au service d'être efficace, rapide et populaire.

« Il en va de la crédibilité du développement du transport en commun et de sa relance » conclut M. Parisien.

PLUS:rc