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Le syndicat des policiers de Trois-Rivières conteste la suspension de 4 membres

04/06/2013 03:04 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

TROIS-RIVIÈRES, Qc - L'Association des policiers et pompiers de Trois-Rivières dénonce vigoureusement la suspension sans solde des quatre policiers impliqués dans l'arrestation musclée d'Alexis Vadeboncoeur, le 2 février dernier, et demande au conseil municipal de revenir sur cette décision.

En conférence de presse mardi, soit au lendemain de la décision des élus municipaux, le président de l'Association, Louis Lesage, a reproché à la Ville de Trois-Rivières de faire fi de la présomption d'innocence et de se substituer aux tribunaux.

M. Lesage a fait valoir que les familles des policiers étaient en plein désarroi, privées de source de revenu. Il a indiqué que le syndicat leur viendrait en aide financièrement et a promis, si le conseil municipal ne recule pas, de déposer des griefs pour cette suspension, qui va à l'encontre des dispositions de la convention collective, selon lui.

Les quatre policiers, Marc-André St-Amant, 23 ans, Barbara Provencher, 39 ans, Kaven Deslauriers, 31 ans, et Dominic Pronovost, 42 ans, étaient déjà suspendus, mais avec solde, depuis le 8 février.

Une bande vidéo avait montré que le suspect, Alexis Vadeboncoeur, intercepté après un vol dans une pharmacie, s'était rendu, avait jeté au sol son pistolet à plomb et s'était étendu les bras en croix. Les policiers s'étaient alors rués sur lui et l'avaient frappé de coups de pied et de coups de poing à de multiples reprises.

Dans leur rapport, les policiers avaient soutenu que le suspect avait résisté à son arrestation.

Les quatre policiers sont par ailleurs accusés, notamment, de voies de fait, voies de fait avec lésions, d'utilisation d'une arme, d'utilisation négligente d'une arme à feu, d'entrave à la justice, de production de faux rapports et de contrefaçon de rapports.

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