NOUVELLES

Le pétrole finit en légère baisse à New York, prudent avant les stocks US

04/06/2013 03:14 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont légèrement reculé mardi à New York, dans un marché très hésitant à la veille des chiffres des stocks pétroliers aux Etats-Unis, en dépit de craintes accrues pour l'approvisionnement en brut en pleine escalade des tensions au Moyen-Orient.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a reculé de 14 cents à 93,31 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

En baisse à l'ouverture, les cours du brut se sont appréciés de presque 1 dollar en cours d'échanges avant de retomber dans le rouge avant la clôture.

"De nombreux facteurs expliquent ces mouvements erratiques", a souligné Phil Flynn, de Price Futures Group.

D'un côté, les prix de l'or noir ont bénéficié en cours de séance de craintes accrues pour l'approvisionnement alors que "des prévisions météorologiques suggèrent qu'une série d'intempéries tropicales pourraient affecter les installations pétrolières dans le golfe du Mexique dans les prochains jours", a-t-il avancé.

Ces intempéries feraient suite à la tempête tropicale Barbara qui avaient touché le sud-est du Mexique fin mai, faisant trois morts.

En outre, "un regain d'inquiétude" au Moyen-Orient a également aidé à soutenir les prix, a remarqué John Kilduff, de Again Capital, citant notamment la situation en Syrie.

Une commission d'enquête de l'ONU a en effet dénoncé mardi dans un rapport l'usage d'agents chimiques en Syrie, marquant une nouvelle étape dans la brutalité du conflit et "faisant craindre une escalade des tensions dans la région", a noté M. Kilduff.

En Turquie, la persistance de violentes manifestations depuis vendredi, au cours desquelles deux personnes sont mortes, inquiétait aussi le marché, le pays étant un important pays de transit pour le brut et jouxtant notamment les régions riches en pétrole du nord de l'Irak.

Cependant, "une tendance baissière continue de peser sur les prix", en raison notamment d'inquiétudes autour de la demande mondiale et de la vigueur économique des deux plus grands consommateurs de brut au monde, les Etats-Unis et la Chine, a noté M. Kilduff.

Et, "dans le sillage de Wall Street, qui est partie en nette baisse dans l'après-midi, ces inquiétudes ont repris le dessus", a noté M. Flynn.

Le marché restait particulièrement prudent aux Etats-Unis à la veille du rapport hebdomadaire du département américain de l'Énergie (DoE), sur le niveau des stocks de pétrole brut dans le pays.

"On pourrait bien voir un nouveau record des stocks de brut dans le pays", a-t-il estimé.

Les réserves de brut ont gonflé la semaine précédente à un nouveau plus haut depuis le début de la publication de ces statistiques hebdomadaires en 1982, et se sont même hissées à un sommet depuis mai 1931 selon des chiffres mensuels du DoE.

ppa/sl/mdm

PLUS:afp