NOUVELLES

Gaz sarin en Syrie: davantage de preuves sont nécessaires (Maison Blanche)

04/06/2013 01:53 EDT | Actualisé 04/08/2013 05:12 EDT

La Maison Blanche a affirmé mardi que davantage de preuves étaient nécessaires pour établir formellement que du gaz sarin avait été utilisé en Syrie, bien que les autorités françaises eurent exprimé leur "certitude" en la matière.

"Nous devons augmenter le faisceau des preuves en notre possession (...) avant de prendre une décision", a déclaré le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, alors que le président américain a affirmé dans le passé que le recours à des armes chimiques de la part du régime de Bachar al-Assad changerait la "règle du jeu" en Syrie.

"Il nous faut enquêter davantage", a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a affirmé mardi que son pays avait "la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée", sans désigner qui a été responsable de son utilisation.

"Je noterai que selon les informations françaises (...) davantage de travail reste nécessaire pour établir qui est responsable de l'utilisation (de gaz), quelles quantités ont été utilisées, et recueillir davantage de détails sur les circonstances de leur utilisation", a ajouté M. Carney.

"Comme le président l'a dit, nous devons augmenter le faisceau des preuves en notre possession (...) avant de prendre une décision, nous devons pouvoir les examiner, nous devons pouvoir les recouper avant de prendre une décision sur la base de la violation très claire que le recours à des produits chimiques représenterait de la part du régime syrien. Nous allons persévérer", a encore dit le porte-parole américain.

Parallèlement, M. Carney a affirmé que les Etats-Unis étaient "profondément inquiets" de la poursuite des combats dans la ville de Qoussair, proche de la frontière libanaise, et "condamn(ai)ent les meurtres de civils par les forces d'Assad et ses alliés, dont les combattants du Hezbollah", le mouvement chiite libanais allié du régime de Damas.

"Nous appelons le gouvernement syrien à mettre un terme à son siège et à ses attaques contre des civils, à permettre aux civils de quitter Qoussair sans être menacés de violences et d'accorder un accès immédiat et sans entraves aux personnels et ressources humanitaires" dans cette ville, a-t-il ajouté.

M. Carney a aussi rappelé que Washington était "inquiet des violences qui débordent (de la Syrie) au Liban". Le chef du Hezbollah "Hassan Nasrallah met en danger la stabilité du Liban et la sécurité des Libanais pour préserver le pouvoir de Bachar al-Assad", a-t-il dénoncé.

tq/rap

PLUS:afp